LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Adam Driver, John David Washington dans le film "BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan"

Spike Lee infiltre le Klan

1h04
À retrouver dans l'émission

A l'occasion de la sortie en salles du film "BlacKkKlansman" de Spike Lee, entretien avec l'écrivain Karim Madani et les critiques de cinéma Jean-Baptiste Morain et Lucas Minisini. En seconde partie, le portrait de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor, réalisateurs du documentaire Caniba.

Adam Driver, John David Washington dans le film "BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan"
Adam Driver, John David Washington dans le film "BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan" Crédits : Copyright Universal Pictures

PREMIÈRE PARTIE : « BlacKkKlansman » Spike Lee infiltre le Klan

C’est une histoire qui commence comme une blague. 

Nous sommes à la fin des années 70, dans la petite ville de Colorado Springs aux Etats-Unis. Un policier noir, Ron Stallworth, infiltre la section locale du Ku Klux Klan après avoir lu une petite annonce dans le journal. 

Quarante ans après, le réalisateur Spike Lee s’empare de ces « putain de faits réels » dans son film Blackkklansman. Quarante ans après, c’est-à-dire dans l’Amérique de Trump, et après les émeutes de Charlottesville.

Blackkklansman a reçu le grand prix du jury à Cannes l’année dernière, il sort aujourd’hui au cinéma, on discute de ce film et de sa portée politique en première partie avec trois critiques de cinéma : 

Karim Madani, écrivain, auteur de Spike Lee : American urban story aux éditions Don Quichotte (2015)

Lucas Minisini, journaliste à So Film

Et Jean-Baptiste Morain, critique de cinéma aux Inrockuptibles

Le contexte de la fin des années 70 est peu décrit dans le film. Dans le livre, les attaques faites par les groupuscules d'extrême gauche à tendance presque terroriste sont bien plus explicitées. On comprend alors mieux le climat de terreur qui a régné sur toute la décennie, mais qui est occulté dans le film. Lucas Minisini

C'est le retour de Spike Lee en tant que réalisateur. Il revient à la fois avec un discours beaucoup plus substantiel que dans ses films précédents, et sur un plan purement cinématographique j'ai vraiment apprécié le grain de l'image qu'il a tourné en 35mm argentique. Karim Madani

Pour Spike Lee rien n'a changé, la violence aux États-Unis est la même entre les année 70 et aujourd'hui. Jean-Baptiste Morain

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Sons diffusés en première partie : 

  • Bande annonce en version originale du film BlacKkKlansman
  • Extrait de la conférence de presse donnée par Spike Lee au Festival de Cannes, le 15 mai 2018 

______________________________________________________________________________

DEUXIÈME PARTIE : Portrait de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor

Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor sont les réalisateurs du documentaire Caniba, en salles le mercredi 22 août, qui fait le portrait d’Issei Sagawa qui défraya la chronique en 1981 après avoir dévoré le corps d’une de ses camarades de classe.

On travaille sans scripte ni à priori. C'est comme faire de la recherche avec du son et de l'image. Nous n'avons aucunes contraintes de temps, ni de limites éthiques. On ne savait pas ce qui nous attendait. La seule chose que l'on souhaitait c'était d'avoir un regard sur lui qui soit différent de tous les portraits médiatiques, qui ne sont que des représentation sensationnalistes qui nous intéressaient peu.  

La question de l'anthropophagie est une question importante car elle nous concerne tous, puisqu'à un moment donné de l'histoire on a tous un ancêtre cannibale. Et l'anthropophagie existe sous des formes plus symboliques dans nos sociétés. Or les études sur le cannibalisme qu'on a pu consulter ne s’intéressaient jamais à la phénoménologie, au vécu du cannibale, ce qu'on a essayé de faire ici. 

Ce n'est pas vraiment un film sur le cannibalisme avec cette présence du frère. C'est une relation Shakespearienne, fraternelle, perverse, d'amour et de haine entre deux frères qui en dit long sur plein d'autres choses. Ces deux frères ce sont d'ailleurs servis de nous comme support pour communiquer, la dynamique qui s'est installée entre eux dépendait de notre présence.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Sons diffusés en seconde partie : 

  • Extrait d'un témoignage de Sagawa  diffusé sur France Inter dans l’émission La tête au carré, le 29/03/2018
  • Extrait du film Caniba de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor
  • Georges Guille-Escuret dans La marche de l'Histoire sur France Inter le 20/06/201

Bibliographie

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Affiche

BlacKkKlansmanSpike LeeUniversal Pictures International France, 2018

Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......