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Aliments biologiques

Et si sauver la planète commençait par notre assiette ?

33 min
À retrouver dans l'émission

L'écrivain américain Jonathan Safran Foer pointe les ravages de l’élevage industriel sur l’environnement et plaide pour un nouveau régime alimentaire dans "L'Avenir de la planète commence dans notre assiette" (L'Olivier, 2019).

Aliments biologiques
Aliments biologiques Crédits : Westend61 - Getty

Jonathan Safran Foer, auteur célèbre de Extrêmement fort et incroyablement près (2006), revient aujourd’hui avec L’avenir de la planète commence dans notre assiette, publié aux éditions de l’Olivier. Il avait également fait paraître Tout est illuminé (2003), Me voici (2017), ainsi qu’un essai, Faut-il manger les animaux ? (2011). Tous édités aux éditions de l’Olivier.

Lui qui s’est intéressé au rapport à l’Histoire par le prisme d’une histoire individuelle, (la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, le 11 septembre, le lien à l’Etat d’Israël) s’intéresse désormais aux problématiques du réchauffement climatique, à l’abattage à foison et à la nécessité de manger moins de viande.

Je n’aime pas les romans et les romanciers qui ont un message, une leçon à donner; je trouve ça très paternaliste. Ce que je voulais faire avec ce livre, c’était me regarder en face et regarder le lecteur en face. C’est un combat intérieur.
(Jonathan Safran Foer)

Dans L’avenir de la planète commence dans notre assiette, il tente d’analyser l’apathie qui nous saisit – il se comprend dans ce nous collectif – face au changement climatique. Il assimile notre attitude à l’histoire qu’il raconte dans un des premiers chapitres de son livre : celle de Jan Karski, un résistant polonais qui voulut avertir les gouvernements occidentaux de l'extermination des juifs. On ne le crut pas ou, plutôt, on ne put pas le croire. "Je n'en suis pas capable, disait le juge de la Cour suprême, Felix Frankfurter. Mon coeur et mon cerveau sont faits de telle manière que ne peux pas accepter ça." 

C’est très naïf de placer nos espoirs de changement dans les gouvernements actuels. Ils sont complètement irresponsables, et pas qu’aux Etats-Unis. Dès qu’il s’agit de climat, nos responsables politiques sont une blague. 
(Jonathan Safran Foer)

La solution que propose Jonathan Safran Foer en premier lieu est de manger moins de viande en n’en mangeant que le soir. En outre, écrit-il, une des clés pour un changement d’attitude est que l’histoire du réchauffement climatique devienne une "bonne histoire". Il considère que, pour qu’une histoire s’inclue dans la grande Histoire et fasse date, il faut qu’elle soit digne d’en devenir une, d’être racontée, qu’elle soit "sexy", chose qu’on n’a pas encore réussi à faire. 

La culpabilité vient de nos modes de vie qui ne sont pas en phase avec l’urgence. Nous avons une crainte de l’hypocrisie et de la honte qui nous empêche de suivre la bonne voie.
(Jonathan Safran Foer)

Enfin, on retrouve ici un croisement entre histoire personnelle et universelle, par le prisme de la question de la mémoire, qui semble être le point commun à ses romans. Egalement, un croisement des genres, des différentes formes de récit (récit personnel à la manière d’un journal intime, récit historique, faits scientifiques, interludes religieux et extraits de l’Ancien Testament). Tous les écrits de Jonathan Safran Foer sont ainsi centrés sur l’idée de la mémoire et du rapport de l’homme à soi, à son environnement proche, à la vie – ici, tout particulièrement, à la Terre et à la manière de l’habiter.

Extraits sonores :

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