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Oxmo Puccino lors des 20 ans de "Opéra Puccino"  à l'Olympia à Paris, le 29 juin 2018

Sommes-nous à la hauteur de nos enfants ?

33 min
À retrouver dans l'émission

Enfances maltraitées et enfances déracinées, dans l'oeil du documentaire : le rappeur Oxmo Puccino présente la semaine "A hauteur d'enfants" organisée par Arte à l'occasion du 30e anniversaire de la convention des droits de l'enfant et en collaboration avec l'UNICEF, dont il est l'ambassadeur.

Oxmo Puccino lors des 20 ans de "Opéra Puccino"  à l'Olympia à Paris, le 29 juin 2018
Oxmo Puccino lors des 20 ans de "Opéra Puccino" à l'Olympia à Paris, le 29 juin 2018 Crédits : Richard Bord / Contributeur - Getty

A l’occasion du 30e anniversaire de la convention des droits de l’enfant et en collaboration avec l’UNICEF, ARTE consacre une semaine entière à l’enfance: "A hauteur d’enfants", du 16 au 22 novembre 2019. A cette occasion, le rappeur Oxmo Puccino, notre invité aujourd’hui, de son vrai nom Abdoulaye Diarra, donne sa voix à certains des documentaires diffusés lors de cette semaine spéciale qui nous montre le quotidien d’enfants des quatre coins du monde.    

En tant qu’ambassadeur pour l’UNESCO depuis 2012, le rappeur connu pour la beauté poétique de ses textes s’est lui-même engagé pour la jeunesse. Menant des actions en banlieue notamment, en animant des masterclass au cours desquelles il enseigne et partage autour de l’écriture du rap, il a également voyagé en Afrique, et notamment au Nigeria en 2017 pour échanger avec les enfants ayant fui Boko Haram.    

L'écriture, c'est ce pouvoir magique qu'on utilise souvent assez mal. L'école, pour moi, c'était une chance, mais plus pour les rencontres que j'ai pu y faire. Je n'étais pas adapté au système scolaire, mais j'y ai quand même trouvé mon compte. 
(Oxmo Puccino)

Des enfants dont la situation est similaire à celle de ces jeunes de tout âge que montrent les documentaires de "A hauteur d’enfants" : des enfants soumis à l’idéologie mortifère des djihadistes et élevés pour devenir des bourreaux ("Djihadistes de père en fils", Talal Derki, 2018)  à ceux qui vivent la guerre au quotidien, allant à l’école ou jouant sous la menace plus ou moins proche du front ("Oleg, une enfance en guerre", Simon Lereng Wilmont, 2018), en passant par des succès d’insertion par l’école et les rencontres heureuses ("Enfants du hasard", Thierry Michel et Pascal Colson, 2017), autant d’histoires où l’innocence côtoie la violence sous toutes ses formes, mais où demeurent l’espoir et l’émerveillement. 

Or c’est bien au nom de cet émerveillement qu’Oxmo Puccino dit cultiver sa passion, faisant de la musique comme un enfant joue et découvre le monde. Celui qui a grandi dans un quartier parisien du XIXème arrondissement, dans des conditions parfois difficiles, mais qui, bien entouré, a également fait de bonnes rencontres et sais les opportunités, nous parle de l’enfance, de la parenté et de son parcours dans son dernier album : La Nuit du Réveil, une oeuvre en clair-obscur qui, plus qu’un album bilan, ouvre une nouvelle page.

La musique, je ne voyais pas ça comme une science : j'ai longtemps pratiqué à l'aveugle; ce n'est que plus tard que j'ai pu comprendre. Quelque fois, certaines choses prennent quarante ans à être comprises. 
(Oxmo Puccino)

Il nous le donne à écouter à l'occasion d'une tournée dans toute la France : Oxmo Puccino se produira notamment à la Cigale du 8 au 10 décembre et à l'Olympia le 30 mars 2020.

Extraits sonores : 

  • "Le droit de chanter" (Oxmo Puccino, La Nuit du Réveil, 2019)
  • "Djihadistes de père en fils" (Talal Derki, 2018)
  • "Oleg, une enfance en guerre" (Simon Lereng Wilmont, 2018)
  • "Enfants du hasard" (Thierry Michel et Pascal Colson, 2017)
  • "Le Nombril" (Oxmo Puccino, La Nuit du Réveil, 2019)

Bibliographie

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