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Un homme d'affaires regarde le globe terrestre

Stop à la mégamachine : guide pratique pour éviter l’effondrement

33 min
À retrouver dans l'émission

Il nous raconte une histoire de l’humanité pour comprendre comment nous en sommes arrivés aux crises actuelles. Fabian Scheidler est l’auteur de "La fin de la mégamachine" (Seuil, 2020) et notre invité aujourd’hui.

Un homme d'affaires regarde le globe terrestre
Un homme d'affaires regarde le globe terrestre Crédits : DNY59 - Getty

Une Grande table idée marquée par l'annonce du Prix Nobel de littérature : Louise Elisabeth Glück, poétesse américaine qui avait déjà remporté le prix Pulitzer de poésie en 1993 pour son recueil The Wild Iris

Fabian Scheidler a étudié l’histoire et la philosophie à l’Université Libre de Berlin, puis la mise en scène à Francfort sur le Main. Depuis 2001, il travaille comme auteur indépendant pour la presse, la télévision, le théâtre et l’opéra. En 2009, il obtient le prix Otto Brenner pour le journalisme critique. Il publie en 2017 Chaos. La nouvelle ère des révolutions, puis codirige Der Kampf um globale Gerechtigkeit en 2019.  Son livre La fin de la mégamachine. Sur les traces d’une civilisation en voie d’effondrement publié en 2015 en Allemagne a été  traduit en néerlandais (Lemniscaat 2018), en anglais (Zero Books 2020) et en français (Le Seuil 2020). 

La mégamachine a été basée dès son début il y a 500 ans sur la séparation du monde entre les pauvres et les riches. Quarante deux personnes possèdent toujours autant que la moitié pauvre de la population mondiale.            
(Fabian Scheidler)

Il revient sur le concept de « mégamachine », forgé par l’historien Lewis Mumford (1895-1990) et qu'il reprend pour désigner ici une forme d’organisation sociale semblant fonctionner comme une machine. En fait, montre-t-il, il s'agit d'un système fait d’êtres humains déguisés en rouages.

Il s'agit pour lui de "raconter une histoire", différente de celle que nous racontent les vainqueurs de l'Histoire et les manuels scolaires  : le mythe de la civilisation occidentale décrit un processus de progrès qui a conduit malgré tout à plus de paix, de bien être, de culture… L’Occident serait chargé d’une mission historique : sauver le monde. La « raison », la « civilisation », le « développement », le « marché libre » doivent rendre ce processus possible. 

On décrit le Moyen Age come une époque sombre, mais le fait historique, c’est que la torture, l’Inquisition, la chasse aux sorcières et tout ce qu’on lui associe, ont atteint leur paroxysme dans les Temps Modernes, avec l’émergence du système capitaliste.        
(Fabian Scheidler)

En réalité, le néolibéralisme n’est que l’aspect d’un système qui fit son apparition il y a environ 5000 ans, au temps des premières villes-états de Mésopotamie et du passage à  la sédentarisation et aux structures de domination qui en résultent de manière inédite. L'auteur montre que, contrairement à ce que l’on apprend à l’école, les Temps Modernes constituent une époque bien plus violente que le Moyen Age. Une manière de retracer l’émergence du capitalisme et de montrer les limites et les alternatives à la mégamachine qui en est résulté.

Notre civilisation est la première à avoir inventé plusieurs méthodes d'anéantissement de la vie sur Terre.        
(Fabian Scheidler)

A noter, Fabian Scheidler participera ce vendredi 23 octobre à une Conversation mondiale aux côtés de la philosophe Catherine Larrère.

Extraits sonores:

  • Discours d'investiture de Harrys S. Truman (1949)
Intervenants
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