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Ariane Ascaride

Ariane Ascaride : "Le complexe ? C'était d'être des enfants de pauvres !"

5 min
À retrouver dans l'émission

Que faire de ses origines lorsqu’elles sont décriées ? Rejetées par son propre père, qui refuse son ascendance italienne, et méprisées par la société… Une force, un regard lucide. Une certaine poésie, comme en témoigne Ariane Ascaride, à l’affiche de nouveau film de Robert Guediguian, Gloria Mundi.

Ariane Ascaride
Ariane Ascaride Crédits : Robert Marcquardt - Getty

Au départ, il y a Naples et l’Italie, que son père rejette en bloc : 

Moi je suis fille d’un homme issu de l’immigration, et qui souffrait beaucoup dans les années 30 d’être traité de "rital". Et je pense aussi qu’il voulait tellement être français qu’il était hors de question qu’il épouse une italienne. Et donc il a choisi ma mère, qui était une française. Et aussi, évidemment, il ne fallait absolument pas lui demander de nous apprendre l’italien… 

Au-delà de ce « complexe de l’immigré », émerge alors, au quotidien, un second complexe tissé par une forme de lutte des classes : 

Le problème fut surtout que, au-delà de la question de l’italianité, nous avions compris que nous étions des "fils de cons de pauvres". C’est-à-dire qu’en grandissant, j’ai compris qu’on disait de moi que j’étais vulgaire. Mais je n’étais pas vulgaire ! J’étais populaire, ce qui n’est pas pareil. Et ce fut un vrai tourment… Je suis porteuse de ça, et je l’aurai jusqu’à la fin de ma vie.

Ariane Ascaride est à l'affiche du nouveau film de Robert Guediguian, Gloria Mundi, dès le 27 novembre sur les écrans.

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