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Des livres à lire pendant les vacances

De la SF plein la valise !

58 min
À retrouver dans l'émission

A la découverte de tous les bons conseils SF délivrés par les invités de La Méthode scientifique.

Des livres à lire pendant les vacances
Des livres à lire pendant les vacances Crédits : Armi Fello / EyeEm - Getty

Le temps passe si vite, mais le temps n’existe pas nous dirait un tout récent chevalier installé autour de cette table. Et pourtant, quoi qu’en disent les physiciens retors ou les ordinateurs quantiques pervers, la flèche du temps avance bel et bien, inlassablement et implacablement, vers cette fin d’après-midi et vers la fin de la troisième saison de La Méthode scientifique. Et pour ne pas vous laisser en reste, comme chaque année avant la trêve estivale, nous avons réuni ces voix qui vous sont familières pour vous prodiguer d’indispensables conseils de lecture et de visionnage en science-fiction. Retenez bien ce terme, ça va être important, pour passer un été la tête dans les étoiles.

De la SF plein la valise : c’est le programme vacancier qui est le nôtre pour l’heure qui vient, bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et tous ces bels et beaux conseils vont vous être prodigués par la crème de la crème de la science, de la vulgarisation, de la critique, et j’en passe. Tout ce que La Méthode scientifique a réuni de meilleur au cours de l’année, ou plus prosaïquement ceux qui n’étaient pas encore en vacances et qui n’avaient rien d’autre à faire en ce vendredi caniculaire.

Le chevalier Roland Lehoucq, tout récemment décoré chevalier de la légion d’honneur, astrophysicien au CEA et patron du Festival les Utopiales, Catherine Dufour, autrice, Grand Prix de l’Imaginaire pour « Le Goût de l’immortalité », Simon Riaux, rédacteur en chef du site Ecran Large, Cécile Lestienne, directrice de la rédaction de Pour la Science, Jean-Philippe Uzan, physicien théoricien an CNRS, Jehanne Rousseau, fondatrice du studio de jeu vidéo Spiders, François Angelier, producteur de l’émission Mauvais Genre sur France Culture, Elodie Chabrol, directrice du festival Pint of Science France, Guillaume Baychelier, Docteur es arts et sciences de l’art, Olivier Lascar, chef du pôle numérique de Sciences et Avenir, Jean-Sébastien Steyer, paléontologue CNRS au Muséum d’Histoire Naturelle, Sylvain Guilbaud, du magazine La Recherche et Jérôme Vincent, directeur des éditions ActuSF.

Love, Death and Robots : accrochez-vous, la série divise !

Quand certains puristes y voient de la « chair à binger » pour millennials, des amateurs de science-fiction, certes moins chevronnés, crient au génie.
Quand certains puristes y voient de la « chair à binger » pour millennials, des amateurs de science-fiction, certes moins chevronnés, crient au génie. Crédits : Netflix

Pour Love, Death Robots, c’est une autre mayonnaise. Il s’agit d’une anthologie d’animation coproduite par David Fincher (Seven, Fight Club) et Tim Miller (Deadpool). Elle réunit 18 courts métrages réalisés par des talents venant du monde entier. Netflix précise : « Les histoires couvriront une variété de sujets matures, notamment le racisme, la gouvernance, la guerre, le libre arbitre et la nature humaine ». Le programme de 185 minutes arpentera divers genres, parmi lesquels la science-fiction, l’horreur ou encore la comédie dans une forme 2D ou 3D photoréaliste.

Diaspora, le chef-d'œuvre de Greg Egan

Vingt ans après sa parution en Australie, "Diaspora" de Greg Egan est enfin traduit : un chef-d'œuvre de la science-fiction.

Au XXXe siècle, l'humanité s'est divisée en trois branches : les enchairés, de chair et d'os, les gleisners, des androïdes, et les citoyens des polis, des cités virtuelles tournant sur des serveurs enfouis sous terre. Un jour survient un déluge de rayons gamma qui stérilise la Terre, forçant les gleisners et les citoyens des polis à fuir vers les étoiles.

"Les furtifs" d'Alain Damasio : un livre monde

Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l’exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes.

Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d’IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d’écoute et d’échanges. Partout où cela s’avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez.La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d’auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif.

Quinze ans après "La Horde du Contrevent", voici "Les Furtifs", le nouveau et volumineux roman d'Alain Damasio. Un roman dystopique et anticapitaliste, qui nous promet le pire en nous plongeant dans un futur où le numérique a raison de nos existences…

Ce qui est vraiment impressionnant dans le roman c'est que c'est une expérience à la fois intellectuelle, esthétique et en même temps presque sensorielle, puisque tout est travaillé : de la typographie à la ponctuation en passant par l'accentuation des mots. François Angelier

Pourquoi il faut replongez dans l'oeuvre d'art "Alien"

Alien, 1979.
Alien, 1979.

C'est un film et un univers cultes. L'image de cet extraterrestre tueur et de Sigourney Weaver tenant de lui échapper font parties de notre champ culturel commun, de nos références geeks. Mais plus qu'une blague, le film et ses suites ont marqué l'histoire du cinéma.

Alien, c'est de la SF, évidemment, mais c'est d'abord une œuvre d'art du plasticien Hans Ruedi Giger. Et en termes de biologie, d'épidémiologie, d'évolution, de développement, c'est une parfaite réussite. Alien concentre cette espèce d'entité biologique à elle seule, tous les traits dégueulasses et ignobles du monde vivant et des mondes fossiles. Pour moi paléontologue, c'est un chef-d'oeuvre ! Jean-Sébastien Steyer

L'infinie richesse du film

Le film développe un méta discours sur une espèce de masculinité toxique à laquelle se confronte Sigourney Weaver, qui est absolument passionnant. Je ne le voyais peut être pas il y a quatre, cinq ans. C'est un film dont la richesse et les strates semblent absolument infinies. Simon Riaux

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