LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Extrait de 1984 de George Orwell

Science-fiction : engagez-vous !

58 min
À retrouver dans l'émission

Dans quelles mesures les oeuvres de SF peuvent-elle être considérées comme des expériences de pensée ? Que peut apporter la SF à la pensée politique ? Comment la SF constitue-t-elle une forme de problématisation de questions sociales, politiques, écologiques et éthiques ?

Extrait de 1984 de George Orwell
Extrait de 1984 de George Orwell Crédits : Jason Ilagan

Il ne fait aucun doute que la plupart des best-sellers historiques de science-fiction sont des romans politiques : 1984 ou Le Meilleur des mondes, écrits respectivement avant et après la deuxième guerre mondiale, et qui nous mettent en garde face à de nouveaux visages du totalitarisme. Dès le départ, le programme de la science-fiction est politique : en construisant des utopies ou des dystopies, ces romans sont des « modes de problématisation », un regard, une interprétation du présent projetée sur un monde futur. Mais qu’en est-il aujourd’hui, en 2020, au moment où le futur est advenu, ou notre monde bascule dans cette dystopie politique et environnementale : la SF est-elle encore politique ?

Science-fiction : engagez-vous ! C’est le programme militant qui est le nôtre pour l’heure qui vient.

Et pour dérouler ce programme, les candidats du jour sont Natacha Vas Deyres, enseignante et chercheuse associée à l’Université de Bordeaux Montaigne, spécialiste de la littérature d’anticipation Yannick Rumpala, maître de conférences en sciences politiques à l’Université de Nice-Sofia-Antipolis, auteur de Hors des décombres du monde : écologie, science-fiction et éthique du futur et Norbert Merjagnan, auteur entre autres des Tours de Samarante et de Treis, Altitude Zéro et d’une nouvelle dans l’ouvrage collectif « Au bal des actifs : demain le travail » aux éditions de La Volte.

Repères

“Peu de choses révèlent aussi nettement que la SF les voeux, les espoirs, les peurs, les conflits internes et les tensions d’une époque, ou en définissent les limites avec autant d’exactitude” - Horace Leonard Gold, auteur américain de science-fiction (1914-1996)

  • La science-fiction peut ainsi être prise comme un “mode de problématisation”, au sens de Michel Foucault lorsqu’il vise “la manière dont les choses font problème”.

“La SF représente une façon de ressaisir le vaste enjeu du changement social, et derrière lui celui de ses conséquences et de leur éventuelle maîtrise. Autrement dit, que ce soit sur le versant utopique ou dystopique, ce qui se construit aussi dans ces productions culturelles, c'est un rapport au changement social. La SF offre, certes plus ou moins facilement, des terrains et des procédés pour s'exprimer sur des mutations plus ou moins profondes, plus précisément sur les trajectoires que ces mutations pourraient suivre. Elle constitue une voie par laquelle le changement social se trouve réengagé dans une appréhension réflexive” - Yannick Rumpala

Le fil de l'émission

A retrouver aussi sur le comte Twitter de La Méthode scientifique

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour en savoir plus

Les références musicales

Le titre du jour : "Voter, oh, voter" par Pete Ceeger

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Chroniques
16H01
9 min
Le Journal des sciences
Papillomavirus : une couverture vaccinale insuffisante en France ?
Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......