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Restes fossiles d'Homo Luzonensis, découverts aux Philippines

Homo Luzonensis : la famille des humains s’agrandit

58 min
À retrouver dans l'émission

Quand et comment a-t-on découvert Homo Luzonensis ? Pourquoi parle-t-on d’une nouvelle espèce ? Sait-on où la placer dans l’arbre du vivant ? Qu’est-ce que cette découverte remet en question sur nos connaissances de l’évolution de l’homme ?

Restes fossiles d'Homo Luzonensis, découverts aux Philippines
Restes fossiles d'Homo Luzonensis, découverts aux Philippines Crédits : Noel CELIS - AFP

Auditeur attentif et fidèle de la Méthode Scientifique, si vous aviez prêté l’oreille à l’émission consacrée à l’homme de Florès au mois de janvier dernier (voir lien ci-dessous), vous aviez quasiment eu le scoop en direct, à demi-mots… celui de la publication il y a 15 jours de la découverte d’une nouvelle espèce humaine : Homo Luzonensis, découverte sur l’île de Luçon, aux Philippines après de longues années de fouilles et de datation. Une espèce qui a existé en même temps que Sapiens, Denisova, Neandertal et surtout, Florès, sur une île indonésienne non loin, et qui pose un grand nombre de questions sur nos origines, et sur ce berceau de plus en plus fertile de l’humanité qu’est l’Asie du Sud.

Homo Luzonensis : la famille s’agrandit, c’est le programme insulaire qui est le nôtre pour l’heure qui vient.

Pour nous raconter les circonstances de la découverte de cette nouvelle espèce… mais aussi pourquoi et comment le Sud Est Asiatique est en train de bouleverser notre arbre paléo-généalogique, nous avons le plaisir de recevoir Florent Détroit,  maître de conférences au Muséum National d'Histoire Naturelle en paléoanthropologie dans l’équipe PaléoFed, et co-directeur de l’équipe pluridisciplinaire mixte CNRS MNHN qui a découvert l’Homo Luzonensis ;  et Thomas Ingicco, maître de conférences en paléoanthropologie dans l’équipe « préhistoire tropicale » au MNHN

Le reportage du jour

Au Musée de l’Homme, Gilles Bérillon et son équipe recomposent le type de locomotion qu’avaient nos ancêtres à l’aide de leurs fossiles. Selon leur taille, leur usure, leur courbure, on peut se risquer à dire s’ils étaient bipèdes ou encore s’ils grimpaient aux arbres. Et quand les os ne suffisent pas, ces chercheurs conçoivent des modèles numériques qui permettent de simuler des locomotions bipèdes à partir d’informations anatomiques partielles. Par Tom Umbdenstock :

Écouter
7 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage au Musée de l'Homme sur les traces de la bipédie de nos ancêtres

Repères

L’Homme de Callao, ou Homo luzonensis, est une nouvelle espèce d’hominine découverte sur l’île de Luçon, dans les Philippines. Les premières datations font remonter les ossements à un âge d’au moins -50 000 / -67 000 ans. 

Sa petite taille est interprétée comme la conséquence d’un nanisme insulaire, comme pour l’Homme de Florès. 

Des traces indirectes (pierres taillées et signes de boucherie) témoignent d’une présence humaine, sur cette même île, datée de -700 000 ans. En l’absence d’ossements humains, il n’est pour l’heure pas possible de relier ces deux découvertes.

L’île de Luçon (Philippines) était inaccessible à pieds secs à l’époque, tout comme l’île de Florès (Indonésie). Ainsi, la présence humaine détectée sur ces deux îles invalide la thèse voulant que seul Homo sapiens ait été capable de traverser les mers.

Pour en savoir plus

Retrouvez aussi les compléments d'information sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

Homo luzonensis, une nouvelle espèce humaine contemporaine d’Homo sapiens découverte aux Philippines (CNRS, Avril 2019)

Île de Luçon, biodiversité unique au monde (Houssenia Writing, Juillet 2016)

L'ADN ancien révèle de nouvelles branches dans l'arbre de la famille de Denisova (TechnoScience, Avril 2019)

Que sont le nanisme et le gigantisme insulaires ? (L'Influx, 2018)

Quelles sont les origines d'Homo Sapiens ? (Ecole Normale Supérieure, 2012)

Les références musicales

Le titre du jour : "Prehistoric Hop" par Al Collins

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Intervenants
  • Paléoanthropologue au Musée de l'homme/CNRS, maître de conférences au muséum national d'histoire naturelle.
  • Maître de conférences en paléoanthropologie au Muséum National d'Histoire Naturelle, au sein de l’équipe “Préhistoire tropicale”.
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