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En exobiologie, le concept de lyfe, un néologisme dérivé de l'anglais "life" que l'on peut traduire par "vye", "le vyvant" ou "vie universelle", est un essai de définition de ce que pourrait être la vie en général au-delà des définitions restrictives

Exobiologie, il était une fois la vie… ailleurs

58 min
À retrouver dans l'émission

Comment la vie a-t-elle émergé ? Ce phénomène peut-il advenir sur d’autres planètes ? Quelles seraient les autres formes de vie possibles ?

En exobiologie, le concept de lyfe, un néologisme dérivé de l'anglais "life" que l'on peut traduire par "vye", "le vyvant" ou "vie universelle", est un essai de définition de ce que pourrait être la vie en général au-delà des définitions restrictives
En exobiologie, le concept de lyfe, un néologisme dérivé de l'anglais "life" que l'on peut traduire par "vye", "le vyvant" ou "vie universelle", est un essai de définition de ce que pourrait être la vie en général au-delà des définitions restrictives Crédits : Lev Savitskiy - Getty

Selon des calculs forcément approximatifs, l’univers contiendrait jusqu’à 10 puissance 24 étoiles. soit, un quadrillion si on suit l’échelle longue française, ou un septillion selon l’échelle courte britannique. Si on part du principe qu’une moyenne de 3 étoiles sur 4 possède un système planétaire dont disons, au bas mot, un quart, voire un tiers se trouve en zone dite d’habitabilité et que tout cela existe depuis une dizaine de milliards d’années, il y a de fortes raisons de penser que, statistiquement, la vie est apparue ailleurs. La question est : comment ? Et c’est là que commencent les problèmes, d’autant qu’on ne sait toujours pas exactement comment elle est apparue chez nous, sur Terre.

Il était une fois la vie… ailleurs, c’est le programme exobiologique qui est le nôtre pour l'heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour tâcher de démêler les différentes hypothèses, et comprendre comment on peut étudier l’éventualité d’apparition de la vie dans un contexte autre que celui que nous supposons connaître, nous avons le plaisir de recevoir Cornelia Meinert, directrice de recherche CNRS, spécialiste de la chimie analytique et de la formation des briques élémentaires à l’origine de la vie, à l’Institut de chimie à Nice et Stéphane Mazevet, astrophysicien à l’observatoire de Paris, auteur de « Les exoplanètes et la vie dans l’Univers » aux éditions Odile Jacob.

L’existence de la vie ailleurs dans l’univers ne fait aujourd’hui plus vraiment débat dans la communauté scientifique. Les statistiques sont tellement énormes et sur une durée elle-même tellement importante, que si elle est apparue ici sur Terre, la probabilité qu’elle soit apparue ailleurs est très élevée.

Et dès que l’on commence à penser à l’apparition de la vie ailleurs, les problèmes commencent. En premier lieu parce que nous ne savons pas encore précisément comment la vie est apparue ici – la seule chose que nous savons, c’est que si elle est apparue il y a longtemps, elle n’apparait plus aujourd’hui : on ne découvre pas, jusqu’à preuve du contraire, de nouvelles formes de vie qui serait crées ex nihilo au fond d’une grotte ou dans un volcan sous-marin.

L’autre problème, c’est le « géocentrisme », nous pouvons inférer à partir des éléments dont nous disposons comment la vie aurait pu apparaître dans nos conditions planétaires, mais que se passe-t-il dans d’autres conditions ? Avec d’autres éléments ? Dans un tout autre système, les paramètres sont infinis et les réponses complexes à apporter mais cela n’empêche pas de se poser un certain nombre de questions… 

Le reportage du jour

Rencontre avec Isabelle Daniel, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1 et directrice de l’Observatoire de Lyon, qui étudie l’interaction entre les molécules organiques et les surfaces minérales en contexte hydrothermal. Par Eléonore Pérès :

Les bases documentaires

Retrouvez le thread de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

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Les références musicales

Le titre du jour : "I see ghosts" par The Walden Experience

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Chroniques

16H02
5 min

Le Journal des sciences

La France a perdu 30% de ses oiseaux en 30 ans
Intervenants
  • Astrophysicien à l’Observatoire de Paris
  • Directrice de recherche au CNRS, Spécialiste de chimie analytique et de la formation des briques élémentaires à l’origine de la vie, à l’Institut de chimie de Nice
L'équipe
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