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Photographie en couleurs quasi-réelles de Pluton prise par la sonde New Horizons le 14 juillet 2015.

La revanche de Pluton

58 min
À retrouver dans l'émission

Quelles sont les caractéristiques de Pluton, et pourquoi a-t-elle été reclassée “planète naine” en 2006 ? Que nous a appris le télescope spatial Hubble du système plutonien ? Que peut-on déduire des méthodes de spectroscopie et d’occultation pour un objet céleste aussi lointain ?

Photographie en couleurs quasi-réelles de Pluton prise par la sonde New Horizons le 14 juillet 2015.
Photographie en couleurs quasi-réelles de Pluton prise par la sonde New Horizons le 14 juillet 2015. Crédits : NASA / Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory

Pour les planétophiles, le 24 août 2006 est à jamais marqué d’une pierre noire. C’est ce jour qu’à Prague, l’Union Astronomique Internationale décide de rétrograder Pluton au rang de planète naine et de ramener le nombre de planètes de notre système solaire à 8 au lieu de 9. Mais Pluton n’a pas dit son dernier mot. Grâce à la sonde New Horizons, qui en la survolant il y a quatre ans déjà, a envoyé de précieuses données sur ce qui est devenu l’astre le plus gros de la ceinture de Kuiper et des objets transneptuniens avec, peut-être même, à la clé, depuis quelques semaines, l’éventualité du Graal de la planétologie : un océan liquide souterrain.

La revanche de Pluton : c’est le programme petit mais costaud qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour mettre en mots et en actes cette revanche terrible de celle qui fut pendant un peu plus de 70 ans notre 9ème planète deux liquidateurs de premier ordre Alain Doressoundiram, astrophysicien au laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique – LESIA à l’Observatoire de Paris, Université PSL et François Forget, planétologue, directeur de recherche CNRS au laboratoire de météorologie dynamique de l’Institut Pierre Simon Laplace et membre de la mission New Horizons.

Le reportage du jour

Pour étudier Pluton, une méthode assez ancienne mais qui a apporté de nombreux résultats est celle des occultations stellaires. Ainsi, lorsque, régulièrement, Pluton passe devant une étoile lointaine de référence, il est possible, depuis une position sur Terre, de mesurer une variation du flux lumineux en provenance de cette étoile- là Cette mesure apporte des informations sur la surface et le climat de Pluton. Josselin Desmars, chercheur au LESIA de l'Observatoire de Paris Meudon, travaille sur le projet européen Lucky Star qui vise à étudier ces phénomènes d’occultation plutoniques. Les résultats de cette étude en cours a été publié dans la revue Astronomy and Astrophysics le  10 mai 2019. Par Céline Loozen :

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6 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - REPORTAGE Celine Loozen "Occultation plutoniques" avec Josselin Desmars, LESIA-OBSPM

Repères

  • Depuis sa découverte le 18 février 1930 par Clyde Tombaugh, le télescope spatial Hubble nous avait apporté certains éléments sur Pluton, notamment le fait que cette planète naine avait une atmosphère, principalement composée de méthane avec un peu d’azote, et que la surface (très froide, environ 40K) était directement surplombée par une stratosphère beaucoup plus chaude (d’environ 100 K).
  • Grâce à la sonde New Horizons, qui a survolé Pluton le 14 juillet 2015, plus de 400 observations distinctes ont pu être réalisées, nous renseignant davantage sur la géologie de Pluton et son plus gros satellite, Charon. C’est là une moisson considérable, qui représente 5.000 fois de données que celles recueillies en 1965 par la 1ère mission martienne, Mariner 4.

Pour aller plus loin

Retrouvez tous les compléments d'information de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique

Les références musicales

Le titre du jour : "Breakfast on Pluto" par Don Partridge

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Intervenants
  • Astrophysicien au Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (LESIA) de l’Observatoire de Paris / Université PSL
  • Planétologue, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de l’Institut Pierre Simon Laplace

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