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Vue depuis les hauteurs des gargouilles de Notre-Dame

La science au secours de Notre-Dame

59 min
À retrouver dans l'émission

Après la catastrophe qui a ravagé la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris, comment peut-on rendre compte des dégâts ? Comment peut-on anticiper un chantier d'une telle envergure ? Comment entamer des reconstructions gigantesques fondées sur des bâtisses médiévales ?

Vue depuis les hauteurs des gargouilles de Notre-Dame
Vue depuis les hauteurs des gargouilles de Notre-Dame Crédits : Julien Fourniol/Baloulumix

Les images ont fait le tour du monde, tous les médias français ne parlent plus que de ça depuis hier soir 19 heures : l’incendie aussi spectaculaire que géant qui a presque entièrement détruit la toiture et la flèche de la cathédrale Notre-Dame. Maintenant que le feu est éteint, l’heure est aux expertises, mais aussi d’ores et déjà aux plans de reconstruction. C’est ici qu’entrent en scène les scientifiques, tant pour aider à comprendre l’origine et la propagation du feu, que pour mettre au service de ces pierres millénaires les toutes dernières technologies, d’analyse, de modélisation, de physique des matériaux pour redonner vie à la cathédrale calcinée.

La science au secours de Notre-Dame : c’est le programme reconstructeur qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Pour en parler, de nombreux invités aujourd’hui : Nicolas Reveyron, historien de l’art, spécialiste du Moyen-Âge et professeur à l’université Lumière Lyon 2, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments nationaux et Etienne Faisant, docteur en histoire de l’art, contributeur à la collection « La grâce d’une cathédrale » aux éditions La Nuée Bleue.

“Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire ; sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait, qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. (…) Il se fit un silence de terreur.” Extrait de Notre Dame de Paris, Victor Hugo, 1831

L'interview du jour

Maryvonne de Saint Pulgent, ancienne Directrice du Patrimoine au ministère de la Culture, entre 1993 et 1997, témoigne sur les drames de ce type d’incendie, entre celui du Parlement de Bretagne et celui de Notre-Dame-de-Paris. Par Céline Loozen.

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3 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Témoignage de Maryvonne de Saint Pulgent sur incendies Notre Dame et celui du Parlement Bretagne

Repères

  • La construction de Notre-Dame a commencé en 1163 et s’est achevée en 1345. Après la tourmente révolutionnaire, la cathédrale bénéficie de 1844 à 1864 d'une importante restauration sous la direction de l’architecte Viollet-le-Duc, qui y incorpore des éléments et des motifs inédits. La flèche de Notre-Dame (revêtement en plomb ; point de fusion 327,5°C) date de 1859. Pour ces raisons, le style n’est pas d'une uniformité totale : la cathédrale possède des caractères du gothique primitif et du gothique rayonnant.
  • Notre-Dame de Paris était le monument historique le plus visité d'Europe, avec environ 13 millions de touristes par an. Il est classé au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1991.
  • Notre-Dame est le kilomètre zéro. “Au centre du parvis de Notre-Dame de Paris se trouve une plaque de bronze avec, en son centre, une rose des vents. Elle marque le point de départ du kilométrage des routes de France (en tout cas, celles qui partent de la capitale). Cette plaque fut le symbole d’un projet fou qui n’a pu aboutir : en 1754, l’abbé Teisserenc, proposa de calquer la carte de France sur celle de Paris et de nommer les villes de France selon les rues de la capitale sur lesquelles elles se trouvaient. Même si l’idée n’a pu voir le jour, un poteau fut érigé devant Notre-Dame et devint, en 1924, la plaque que nous connaissons actuellement”. (Source : breves-histoire.fr).

Pour en savoir plus

Retrouvez tous les compléments d'information sur le fil Twitter de la Méthode scientifique et aussi sur le second fil

Les références musicales

Le titre du jour : "Cantate BWV 29 : Sinfonia en Ré Majeur - Réduction pour orgue", composé par Jean-Sébastien Bach, interprété par Olivier Latry, joué sur l'orgue de la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Intervenants
  • historien de l'art français, spécialiste du Moyen Âge et professeur à l'université Lumière Lyon 2
  • Docteur en histoire de l’art, spécialiste de l'architecture en Basse-Normandie
  • architecte en chef des monuments historiques
  • chercheur au Laboratoire énergie et mécanique théorique et appliquée

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