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Tuberculose, brucellose, ténia, autres infections parasitaires, de quelles maladies parle-t-on chez nos ancêtres ?

Paléopathologie : et la maladie fut

59 min
À retrouver dans l'émission

Comment sont apparues certaines maladies infectieuses chez l’humain avec l’essor des sociétés ? Avec la révolution néolithique, quel rôle de l’agriculture et de la domestication animales dans la contraction de pathogènes ?

Tuberculose, brucellose, ténia, autres infections parasitaires, de quelles maladies parle-t-on chez nos ancêtres ?
Tuberculose, brucellose, ténia, autres infections parasitaires, de quelles maladies parle-t-on chez nos ancêtres ? Crédits : G.E.Smith, M.A.Ruffer

Au départ de cette émission, il y a cette question posée par un auditeur : que deviendrait Nicolas Martin s’il était projeté dans le passé ? Dans la préhistoire ou au Moyen Âge, survivrait-il aux microbes, virus, parasites ou bactéries du passé ? Outre le fait que ma voix vous donne un réponse à la fois à cette question et à la réalité du voyage dans le temps, nous nous sommes penchés sur cette discipline, qui étudie les pathogènes anciens, à différentes étapes de l’histoire de l’humanité : la paléotpathologie, avec cette question : si faire parler les fossiles et l’ADN fossile est déjà compliqué : comment faire parler les paléobactéries ?

Paléopathologie : il était une fois la maladie : c’est le programme virulent qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour partir sur les traces infimes des pathologies du passé et comprendre d’où elles viennent et comment elles ont été transmises à l’humain, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Matthieu Le Bailly, maître de conférences à l’université de Franche Comté, créateur d’un groupe de recherche en paléo-parasitologie au laboratoire Chrono-environnement et Olivier Dutour, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de l’Université Paris Sciences et Lettres, titulaire de la chaire d’anthropologie biologique Paul Broca, et paléopathologiste au laboratoire PACEA de l’université de Bordeaux.

Le reportage du jour

Rencontre avec Aurélien Mercier, maître de Conférences des Universités en parasitologie, UMR INSERM 1094 Neuroépidémiologie Tropicale (Université de Limoges), porteur du projet ANR jeune chercheur IntroTox : Phénomènes d’introgression dans la diversité génétique du toxoplasme entre la France et l’Afrique de l’Ouest et Centrale : des influences humaines et environnementales à explorer. Ce programme de recherche cherche à étudier les échanges de souche de toxoplasme entre la France et l’Afrique  de  l’Ouest et  Centrale au travers du commerce maritime passé et actuel et des migrations d'oiseaux et leurs impacts sur l'épidémiologie de ce parasite et en santé humaine. Quels liens connaît-on entre la toxoplasmose et la domestication et comment cette zoonose s’est-elle adaptée à ses différents hôtes ? Par Antoine Beauchamp :

Écouter
7 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Aurélien Mercier

Repères

"Plus de la moitié des pathogènes humains sont d’origine animale. La transmission d’agents infectieux (bactéries, virus, champignons, parasites) de l’animal à l’homme (anthropozoonoses) s’est faite depuis les périodes préhistoriques, pendant lesquelles les relations homme-animal ont connu différentes modalités, de la prédation à la domestication. Différents facteurs environnementaux, culturels et sociaux ont pu intervenir dans ce “saut d’espèce”, mécanisme ancien mais de plus en plus d’actualité dans les infections émergentes. Les considérables avancées méthodologiques et techniques réalisées par l’imagerie médicale, la biologie moléculaire et la microbiologie ces dernières décennies ont permi de réactualiser notre compréhension des infections humaine à la Préhistoire et de  l’histoire évolutive de certains pathogènes dans les lien hommes-animaux". Olivier Dutour.

Pour aller plus loin

[Thread] Retrouvez aussi les sources de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

Les références musicales

Le titre du jour : "Le fromage au lait" par Bourvil

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Framh

Chroniques

16H02
4 min

Le Journal des sciences

Luminothérapie vs antidépresseur : ex aequo
Intervenants
  • Directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de l’université Paris Sciences Lettres, titulaire de la Chaire d’anthropologie biologique Paul Broca,
  • Spécialiste en biologie animale et parasitologie, maître de conférences à l'université de Franche-Comt
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