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Politique et recherche : l’équation impossible ?

58 min
À retrouver dans l'émission

Quel avenir pour la recherche en France ? Quelle place pour la recherche dans une campagne présidentielle ? Y a-t-il encore de grands projets scientifiques ? L’investiture de Trump est-elle une menace ? Pourquoi ce mouvement de La marche pour la science ? Quelle place pour la parole du scientifique?

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L'Assemblée nationale Crédits : Benoît Tessier - Reuters

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a comme un vent mauvais qui souffle sur la science dernièrement. Un vent tellement fétide qu’il a fait écrire au directeur de l’Académie des Sciences de Californie, Jonathan Foley : « make no mistake, there is a war on science in America », « ne vous trompez pas, il y a une guerre contre la science en Amérique ».

Le climato-scepticisme du nouveau président américain n’est plus à prouver, sans parler de son « muslim ban », l’interdiction d’immigration sur le sol américain pour 7 pays musulmans qui prive le pays d’autant d’étudiants et de chercheurs. Un vent tellement pestilentiel que l’université de Pennsylvanie a organisé la mise en sécurité de plus d’1,5 terraoctets de données scientifiques à l’extérieur des Etats-Unis.

C’est pour cela qu’une Marche pour les Sciences a été organisée le 22 avril, Jour de la Terre, mais aussi, petite facétie du calendrier, la veille du premier tour de notre élection présidentielle à nous.

Parce que si vous croyez ici, alors que vous avez la chance insondable de venir écouter parler librement des scientifiques tout au long de la journée dans cette vénérable institution qu’est la Sorbonne si vous croyez qu’il n’y a que « là-bas » au loin que la science est menacée permettez-moi de vous dire, avec tout le respect que je vous dois, que vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate.

Alain Fuchs et Yves Lévy, présidents du CNRS et de l’INSERM (que l’on peut difficilement qualifier de séditieux contre-révolutionnaires) alertaient il y a quelques semaines contre un « risque de décrochage majeur pour la recherche française ». Alain Prochiantz, administrateur du Collège de France, estime que « le risque est que notre pays décroche irréversiblement [ce qui serait] une catastrophe intellectuelle et économique. » Jean Audouze ici présent estime que « nous nous trouvons au bord d’une immense catastrophe nationale ».

Que faire pour sauver la science ? C’est le problème que nous nous proposons de résoudre en une heure avec nos trois intervenants : Margaux Calon chargée de médiation scientifique à l’Institut des systèmes complexes Paris Ile-de-France et membre du collectif en charge de la Marche pour les Sciences en France ; Bruno Maquart président d’Universience, qui regroupe la Cité des Sciences et de l’Industrie et le Palais de la Découverte, qui fêtent respectivement leur 30 et 80 ans et Jean Audouze astrophysicien, directeur de recherche émérite CNRS à l’Institut d’Astrophysique de Paris (que vous avez dirigé un peu plus de 10 ans).

"Il faut que nous introduisions la méthode scientifique dans la manière de gouverner le pays."

Bruno Maquart

Le fil de l'émission

Intervenants
  • Président d'Universcience, établissement public qui regroupe le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences et de l'Industrie
  • astrophysicien, membre de la commission de littérature scientifique du CNL.
  • responsable de la médiation scientifique à l'institut des systèmes complexes (CNRS) et membre du comité d'organisation de la Marche pour les Sciences

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