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Papa Celestin à la Nouvelle Orléans en 1952

"Marie Laveau", l'hymne à la Reine Vaudou de Papa Celestin

2 min
À retrouver dans l'émission

Marie Laveau, prêtresse vaudou du 19ème siècle est devenue un mythe de la Nouvelle-Orléans. Le trompettiste Papa Celestin lui a rendu hommage en 1954 avec une chanson

Papa Celestin à la Nouvelle Orléans en 1952
Papa Celestin à la Nouvelle Orléans en 1952 Crédits : JP Jazz Archive / - Getty

Aujourd'hui, une chanson composée par une sommité du jazz de la Nouvelle-Orléans : le trompettiste Oscar Celestin dit "Papa", né à Napoléonville, Louisiane. Il est resté dans l’histoire comme l’un des premiers musiciens professionnels de jazz. Il a notamment composé une chanson qui parle de l'une des sommités de la culture vaudou de la Nouvelle-Orléans : la dénommée Marie Laveau, celle qu'on appelait "The Voodoo Queen" (la Reine du Vaudou), un véritable mythe occulte pour toute la Louisiane.
 

La chanson s'appelle "Marie Laveau", on en écoute un enregistrement qui date de 1954.
 

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Oscar Papa Celestin, et ses acolytes du Tuxedo Jazz Band répètent et reprennent en cœur le refrain de cette chanson narrative, qui raconte l'histoire, les mystères et les sorts de Marie Laveau. Une prêtresse vaudou qui a bel et bien existé.
 

La vie de Marie Laveau recouvre presque la totalité du 19ème siècle. Née en 1801 et morte en 1881, elle épouse très tôt Jacques Paris, un haïtien venu à la Nouvelle-Orléans, qui meurt subitement, et la rend veuve très tôt. On raconte qu'elle aurait introduit le culte vaudou en Amérique du Nord, et offert ses services dans le cadre d'une entreprise tout à fait payante et rentable. Sa réputation a rayonné aux quatre coins du pays : tous venaient la voir, les riches et pauvres, les savants et les incultes. 

C’est cette célébrité que raconte la chanson de Papa Celestin, l’irruption de Marie Laveau dans cette Louisiane décrite comme une « Terre Promise ». Terre qui hérite des cultes des esclaves africains qui y sont venus. Le jazzman et son orchestre narrent aussi avec une précision certaine, et un frisson certain, les différents envoûtements auxquels Marie Laveau se serait prêté : les retours d’êtres aimés pour les veuves éplorées, les interprétations de rêve, et les multiples artefacts magiques qu’elle construisait.

Jusqu'au climax de sa carrière : on aurait aperçu Marie Laveau en train de marcher entre les tombes du cimetière Saint-Louis de la Nouvelle-Orléans, mais après sa mort. 

The folks still believe in the Voodoo Queen / Way down yonder in New Orleans : Les gars croient encore en la Reine Vaudou / là-bas à la Nouvelle-Orléans. 

Chante Papa Celestin à la fin de la chanson.

Le fantôme de Marie Laveau hante encore les mémoires et le morceau de 1954, qui tient à la fois du récit et de la chanson pour faire peur. On y entend une très grande admiration mêlée à une certaine crainte. Le refrain prend presque des allures de plainte pour cette "poor Marie Laveau", une manière de réhabiliter la mémoire de la prêtresse vaudou et de défaire sa réputation de sorcière maléfique.
 

La chanson de Celestin a été reprise avec plus ou moins de fortune, elle fait aujourd’hui parti de tout un répertoire musical qui traite du thème  Vaudou du I put a spell on you de Screaming Jay Hawkins, à Voodoo Child de Jimi Hendrix

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