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Covid : faut-il craindre un nouveau rebond épidémique ?

8 min
À retrouver dans l'émission

"Le vrai problème, c'est que plus personne ne parle du Covid alors qu'on a franchi des taux d'incidence de 50 et 60 dans certains département" rappelait Olivier Véran, ministre de la Santé, le 20 octobre 2021. Faut-il s’inquiéter de cette remontée du taux d'incidence malgré une large vaccination ?

Illustration du Coronavirus.
Illustration du Coronavirus. Crédits : MR.Cole_Photographer - Getty

Les vacances scolaires de la Toussaint démarrent vendredi soir 22 octobre 2021 : auront-elles raison du léger rebond épidémique observé ? Le taux d’incidence est surveillé de près car il permet de suivre la dynamique de l’épidémie de Covid. Il correspond au nombre de cas positifs pour 100 000 habitants sur une période donnée. Le seuil d’alerte est fixé à 50 cas pour 100 000 habitants et comme l’a rappelé Olivier Véran mercredi 20 octobre 2021 : "Le vrai problème, c'est que plus personne ne parle du Covid alors qu'on a franchi des taux d'incidence de 50 et 60 dans certains départements." Faut-il s’en inquiéter ?

Guillaume Erner reçoit Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique à Rennes.

Vous pouvez écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

Un léger rebond

Comment expliquer ce léger rebond de Covid ? On le craignait en septembre, et on le voit arriver aujourd'hui.

Je ne sais pas si on le craignait vraiment pour septembre, car l'année dernière, c'est plutôt autour de la mi-octobre que la seconde vague a vraiment démarré avec les effets climatiques du changement de saison. C'était plutôt attendu que l'on ait ce léger rebond. Léger, car aujourd'hui, les taux de reproduction sont légèrement supérieurs à 1, mais pas encore très importants. Effectivement, il faut s'attendre à une augmentation progressive du nombre de cas.

À quoi s'attendre ?

Vous pensez que le "léger" va devenir "lourd" ?

Tout dépend de ce que l'on regarde. Il est effectivement probable que l'avancée de l'hiver nous mette dans une situation un peu plus difficile vis-à-vis des transmissions, et donc que l'augmentation de l'incidence des cas continue. En revanche, il faut aussi regarder l'augmentation des hospitalisations, et là, la population française est quand même largement vaccinée. Dans les tranches d'âge les plus à risque, on dépasse les 90% de vaccination.

Est-ce à dire qu'on va avoir, par exemple, un rebond épidémique mais un nombre d'hospitalisations qui restera restreint ?

C'est un peu l'idée, mais s'il y a redémarrage de l'épidémie, on ne devrait pas revoir ce que l'on a vécu l'hiver dernier : une deuxième vague qui menace de nous submerger si l'on ne restreint pas nos activités. La population est très vaccinée, le vaccin reste très efficace contre les formes graves même s'il l'est moins contre l'infection.

Vaccinés et non-vaccinés

Qui sont les personnes qui sont aujourd'hui testées positives ?

Là encore, il faut bien distinguer entre personnes testées positives et entrées à l'hôpital. Le vaccin protège à environ 50% de la contamination. Parmi les personnes positives, il y a donc des personnes vaccinées. 50%, c'est à peu près autant que le vaccin contre la grippe. C'est un peu moins qu'espéré, mais cela contribue quand même à contrôler l'épidémie. En revanche, quand on regarde les gens hospitalisés, il y aura beaucoup plus de non-vaccinés.

Intervenants
  • enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique à Rennes.
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