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Elève de classe de CP s'exerçant à la lecture. Photo prise le 29 novembre 2010 à l'école Arthur Rimbaud d'Andrézieux-Bouthéon dans la banlieue de Saint-Etienne.

Des classes de CP à douze élèves : pourquoi cette mesure ne fait-elle pas l’unanimité ?

9 min
À retrouver dans l'émission

Des classes de CP à douze élèves dans les quartiers défavorisés pour la rentrée. La mesure avait été annoncée par Emmanuel Macron au cours de la campagne présidentielle ; le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, l’a confirmée lundi.

Elève de classe de CP s'exerçant à la lecture. Photo prise le 29 novembre 2010 à l'école Arthur Rimbaud d'Andrézieux-Bouthéon dans la banlieue de Saint-Etienne.
Elève de classe de CP s'exerçant à la lecture. Photo prise le 29 novembre 2010 à l'école Arthur Rimbaud d'Andrézieux-Bouthéon dans la banlieue de Saint-Etienne. Crédits : PHILIPPE DESMAZES - AFP

En théorie, cette mesure a tout pour séduire. Elle est pourtant contestée, en partie par les enseignants du primaire. Pour comprendre cette réaction, Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp, premier syndicat des enseignants, est l'invitée de Guillaume Erner.

Pourquoi avez-vous des réserves vis-à-vis de cette mesure ?

Nous demandons depuis longtemps des effectifs abaissés. Mais cette réponse proposée par Jean-Michel Blanquer n’est pas une bonne réponse car cette proposition n’a pas été budgétée. Pour réduire les classes de CP à douze élèves, il faut 2500 postes supplémentaires, postes non budgétés. Francette Popineau

A ECOUTER: Education : 12 élèves par classe est-il possible ?

Est-ce que votre syndicat n’est pas un peu dur avec cette mesure à laquelle il faut laisser un peu de temps ?

Nous sommes durs avec le fait que la mesure n'ait pas été budgétée. Lorsque quelque chose n’est pas budgété, il y a toujours quelqu’un pour payer la facture. Si on fait des classes de CP dédoublées au dépend de l'ouverture nécessaire de classes, au dépend du problème du remplacement, nous ne sommes pas dans une mesure qui peut être positive.

Lorsqu’on voit que les réformes prises sur les rythmes scolaires par l’ancien gouvernement avaient d’abord suscité une levée de boucliers pour être finalement bien adoptées, on a l’impression malgré tout que cette opposition relève d’une sorte de procès d’intention pour le ministre Jean-Michel Blanquer, plutôt situé à droite.

Nous n’avons qu’un seul intérêt, c’est que les enfants réussissent à l’école. Nous savons que notre système scolaire a des failles, et qu’il faut faire bouger les choses. C’est une mesure qui sans doute va dans le bon sens, à condition qu’elle soit budgétée et qu’elle ne soit pas faite au détriment d’autres élèves d’autres endroits qui eux aussi ont droit à de bonnes conditions pour réussir.

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