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La gestion économique de l'Union Européenne pour préparer la récéssion économique qui se profile peut-elle fragiliser son avenir ?

Comment les Etats de l'Eurogroupe sont-ils enfin parvenus à un accord économique pendant la crise sanitaire ?

9 min
À retrouver dans l'émission

L'épidémie de coronavirus met en lumière les désaccords entre les pays du Nord de l'Union Européenne et ceux du Sud. Le couple franco-allemand a permis de trouver un compromis sur les conditions d'attribution du Mécanisme européen de stabilité pour aider les pays les plus vulnérables.

La gestion économique de l'Union Européenne pour préparer la récéssion économique qui se profile peut-elle fragiliser son avenir ?
La gestion économique de l'Union Européenne pour préparer la récéssion économique qui se profile peut-elle fragiliser son avenir ? Crédits : SOPA Images / Contributeur - Getty

La troisième réunion de la semaine entre les Ministres des Finances des États membres de la zone euro a débouché sur un accord économique obtenu au forceps. Sujet principal des négociations de l'Eurogroupe, la mise en place d'un plan de sauvetage de 540 milliards d'euros. La difficile mise en place d'une politique économique commune cristallise t-elle l'Union ? Quelle réponse apporter à la récession continentale qui se prépare ?  Pourquoi l'Europe est incapable de jouer collectif alors que sa population est malade ? 

Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et à l'INALCO et spécialiste des questions européennes est l'invité de la Question du Jour pour répondre à ces questions. 

En quoi consiste l'accord ? 

L’accord qui couvre 540 milliards d’euros est une fusée à trois étages. Il y aura tout d’abord le financement de l’activité partielle, le chômage partiel à hauteur de 100 milliards d’euros, avec une garantie de 25 milliards de la part des États. Il y a également un apport de 200 milliards de prêts aux entreprises de la part de la Banque européenne d’investissement. Ce n’est pas l’Europe qui va garantir ces emprunts mais les États à hauteur de 25 milliards d’euros. Le mécanisme européen de stabilité fera quant à lui un prêt aux États à hauteur de 240 milliards d’euros. Patrick Martin-Genier

"Le mécanisme européen de stabilité a été crée pour amener de l’argent frais à la Grèce au pire moment de la crise financière (en 2010) mais la contrepartie c’était une réforme de l’économie, une baisse des effectifs de fonctionnaire, une restructuration de la dette et de l’économie et une baisse des pensions des retraités. L’Italie ne voulait absolument pas comme la Grèce en 2010 être mis sous tutelle de la Banque centrale européenne. Donc ça a choqué sur ce point."

Une aide insuffisante ? 

"De toute façon qu’il s’agisse de l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et l’Autriche, ces pays ne veulent pas s’engager dans la restructuration de la dette des États. Certains pays restent rigoristes et ne veulent pas s’engager sur la prise en charge d’une dette des États. En d’autres termes, on ne veut toujours pas mutualiser au niveau européen les dettes de différents États dont on considère qu’ils sont incapables de gérer leurs finances publiques."

On a mis de côté les points de divergences importants ce qui a permis à l’aboutissement d’un accord hier. Patrick Martin-Genier

Vous pouvez (ré)écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

Chroniques

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