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Photo mise en scène d'un jeune enfant lisant un livre.

Inégalités : est-ce que tout se joue dans les 1000 premiers jours de la vie ?

7 min
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La commission sur les "1000 premiers jours de la vie de l'enfant" est présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Elle met l'accent sur l'importance de la toute petite enfance. Qu'est-ce qui se joue à cette période de la vie en termes d'apprentissages ?

Photo mise en scène d'un jeune enfant lisant un livre.
Photo mise en scène d'un jeune enfant lisant un livre. Crédits : rafalkrakow - Getty

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Votre situation actuelle a-t-elle été déterminée par les 1000 premiers jours de votre vie ? La commission mise en place par le gouvernement, et présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, entend réfléchir à la construction des inégalités sociales et scolaires dès les premiers instants de la vie. Cette commission réunit scientifiques et professionnels de la petite enfance. On le sait, l’école est reproductrice d’inégalités ; mais est-ce que tout se joue avant la scolarisation à 3 ans ? L’origine sociale explique-t-elle tout ? La toute petite enfance est-elle trop souvent négligée ?
 

Guillaume Erner reçoit Ghislaine Dehaene-Lambertz, pédiatre, directrice de recherche au CNRS en sciences cognitives, travaille à Neuro Spin, Centre d’Imagerie cérébrale du CEA, membre de la commission sur les « 1 000 premiers jours de la vie de l’enfant » présidée par Boris Cyrulnik.

Les premiers jours de la vie sont primordiaux, particulièrement pour l'apprentissage du langage : "L'apprentissage de la langue maternelle commence dès les premiers jours de vie. À la fin de la première année de vie, vous avez déjà une connaissance des sons qui font les mots. À la fin de la seconde année vous connaissez déjà 200 mots. Il y a donc des retards qui sont pris très tôt, qu'on peut mesurer dès 18 mois et que malheureusement l'école ne corrige pas alors qu'elle le pourrait." Ghislaine Dehaene-Lambertz

Tous les enfans ne sont pas égaux dans l'apprentissage de la lecture, et l'un des facteurs importants est la familiarité ou non avec les livres au sein de la cellule familiale : "La familiarité avec les livres, le nombre de livres à la maison par exemple, est l'un des facteurs qui comptent dans l'apprentissage de la lecture." Ghislaine Dehaene-Lambertz

Sur la construction intellectuelle de l'enfant : "La formation du cerveau n'est pas déterminée par les gènes, comme trop souvent on le dit, elle est déterminée par vos apprentissages, elle est aussi déterminée par la nutrition et le sommeil. La parole est l'un des moyens qu'utilisent les humains pour ouvrir la connaissance à leurs bébés." Ghislaine Dehaene-Lambertz

Quelles pistes envisager pour réduire ces inégalités ? "La garde extérieure, par exemple en crèche, permet un meilleur développement du vocabulaire des enfants. Donc on peut par exemple augmenter les places en crèche. 22% des familles favorisées mettent leurs enfants en crèche contre 5% des familles défavorisées." Ghislaine Dehaene-Lambertz

Intervenants
  • pédiatre, directrice de recherche au CNRS en sciences cognitives, travaille à Neuro Spin, Centre d’Imagerie cérébrale du CEA, membre de la commission sur les « 1 000 premiers jours de la vie de l’enfant » présidée par Boris Cyrulnik.
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