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Photo prise à Saintes le 8 février 2021.

Inondations, pics de chaleur : comment aménager le territoire face au réchauffement climatique ?

9 min
À retrouver dans l'émission

A partir du lundi 26 juillet 2021, les experts du GIEC vont établir un nouveau rapport faisant le bilan du réchauffement climatique. Les récentes inondations et fortes chaleurs ont remis la question du climat au coeur des préoccupations, interrogeant notre façon de construire villes et campagnes.

Photo prise à Saintes le 8 février 2021.
Photo prise à Saintes le 8 février 2021. Crédits : PHILIPPE LOPEZ - AFP

A partir de lundi 26 juillet 2021, le GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, se réunit pour établir son nouveau rapport sur le climat. Pendant deux semaines, près de 200 pays vont dessiner les perspectives à venir liées au réchauffement climatique. Pluies torrentielles en Chine, inondations dans l’Est de la France, en Allemagne, en Belgique, dôme de chaleur au Canada, dans l’ouest-américain… Les intempéries et catastrophes naturelles de ces dernières semaines ont ravivé ces questions, interrogeant la manière dont nous avons construit nos vies, nos habitats. Nul n’est épargné. Comment adapter nos villes, nos territoires, au changement climatique ? Comment composer avec le risque ? 

Chloë Cambreling reçoit Jean-Jacques Terrin, architecte, professeur émérite de l’école d’architecture de Versailles, professeur associé à l’Université de Montréal, auteur notamment de « Villes inondables » et « Villes et changement climatique » ed. Parenthèses. 

Société du risque

Pour Jean-Jacques Terrin, nous sommes entrés dans une société du risque, qui oblige les acteurs à adapter le cadre réglementaire ainsi que leurs comportements. Malgré ce constat, difficile de changer la structure urbaine : 

Chacun sait que les comportements ne se changent pas, ne se décrètent pas, et que le monde politique a beaucoup de mal à changer sa vision du monde. Pris dans la tenaille de contraintes socio-économiques que l'on connaît, l'architecte ne peut que proposer des solutions qui se trouvent entre ces deux tenailles. 

Pourtant l'évolution du cadre météorologique impose des changements de vision, et non des adaptations ponctuelles. Les Pays-Bas font figure de pionniers, avec une prise de conscience dès les inondations de 1953, qui avaient entrainé de nombreuses disparitions.

Les Hollandais ont de tout temps utilisé des solutions traditionnelles face aux inondations : augmenter les digues et augmenter la puissance des pompes. Aujourd'hui, la stratégie est changée et les Hollandais disent "nous devons vivre avec l'eau", et la maintenir là où elle tombe, là où elle est. Ça change complètement la vision de la ville, la vision du monde rural.

On augmente le nombre de canaux, d'étangs, de lacs. Mais on étend aussi le nombre de citernes et bassins de rétention. La ville elle-même se transforme : les places deviennent, lorsqu'il y a une inondation, des zones de rétention d'eau provisoire.

Le fleuve est un couloir de ventilation pour la ville. Il permet de ventiler, d'aérer. Si on ne prend pas en compte le fleuve dans les plans d'aménagement et si on continue à bétonner les berges, le fleuve perd son rôle de ventilateur de la ville.

Vous pouvez écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette pag

Intervenants
  • architecte, docteur en architecture, chercheur associé LéaV (Versailles) et chercheur associé Lab'Urba (Paris Est).
L'équipe
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