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Photo de flacons d’hydroxychloroquine prise à San Salvador au Salvador le 21 avril 2020.

The Lancet et la chloroquine : comment estimer la valeur scientifique d’une étude ?

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La confusion règne depuis des semaines sur les effets de l’hydroxychloroquine face au coronavirus. Comment apprécier la valeur scientifique des recherches sur les médicaments ?

Photo de flacons d’hydroxychloroquine prise à San Salvador au Salvador le 21 avril 2020.
Photo de flacons d’hydroxychloroquine prise à San Salvador au Salvador le 21 avril 2020. Crédits : YURI CORTEZ - AFP

L’hydroxychloroquine n’en finit pas de diviser. En fin de semaine, des dizaines de scientifiques critiquaient publiquement la méthodologie et les données fournies par une étude publiée dans la prestigieuse revue « The Lancet », le 22 mai. Une étude selon laquelle l’hydroxychloroquine utilisée chez des malades atteints de la covid provoquait des risques accrus de mortalité. Pourquoi cette étude a-t-elle suscité la controverse ? Comment a-t-elle été réalisée ? La confusion règne depuis des semaines sur les effets de l’hydroxychloroquine face au coronavirus. Comment apprécier la valeur scientifique des recherches sur les médicaments ? 

Guillaume Erner reçoit Catherine Hill, épidémiologiste, biostatisticienne, ancienne chef du service de biostatistique et épidémiologie de l'institut Gustave Roussy à Villejuif.

L'idéal, c'est d'avoir plusieurs essais, dans lesquels après tirage au sort, la population est divisée en deux. L'une reçoit le traitement expérimental et l'autre un traitement placebo. Le comité de surveillance surveille les résultats, mais les investigateurs ne savent rien. A la fin, on publie les résultats.

"On peut faire des études d'observation, comme c'est le cas avec l'étude Lancet, c'est-à-dire un recueil de données des patients, dans ce cas avec l’hydroxychloroquine. On n'est pas certains que ces patients sont pareils".

Les 96 000 patients choisis ont été traité pour covid-19. Ils ont été divisés en cinq groupes, avec différents traitements. Le risque de décès a été étudié, avec un modèle statistique. Ils se sont rendus compte que le risque de décès était augmenté jusqu'à 45% avec le traitement.

Intervenants
  • épidémiologiste, ancienne chercheuse à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy, a fait partie du conseil scientifique de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé,écrit régulièrement pour la revue Sciences et Pseudo-Sciences
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