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Militants décrochant le portrait d’Emmanuel Macron à la mairie de Cabestan, dans le sud-ouest de la France, le 27 février 2019.

Portraits présidentiels décrochés : la justice peut-elle encourager la désobéissance civile ?

7 min
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Deux militants écologistes qui avaient décroché les portraits d'Emmanuel Macron, dans une mairie, à Lyon, ont été relaxés. Le juge a invoqué "l'état de nécessité". Comment expliquer cette décision ? Quelles conséquences peut-elle avoir par la suite ?

Militants décrochant le portrait d’Emmanuel Macron à la mairie de Cabestan, dans le sud-ouest de la France, le 27 février 2019.
Militants décrochant le portrait d’Emmanuel Macron à la mairie de Cabestan, dans le sud-ouest de la France, le 27 février 2019. Crédits : RAYMOND ROIG - AFP

C’est une décision qui n’est pas passée inaperçue. Lundi 16 septembre, au tribunal correctionnel de Lyon, le juge a relaxé deux militants écologistes qui étaient poursuivis pour vol en réunion. Surnommés les « décrocheurs », ils avaient retiré le portrait d’Emmanuel Macron de la mairie du deuxième arrondissement de la capitale des Gaules en février 2019 – et ce, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. 

La décision du juge a fait réagir. Il l'a motivée par « l'état de nécessité » et a estimé que le motif des décrocheurs était « légitime ».  Comment expliquer ce jugement ? Que recouvrent ces notions, d'un point de vue juridique ? Cette décision est-elle de nature à encourager les actes de désobéissance civile ?

Guillaume Erner reçoit Didier Rebut, professeur de droit pénal à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, membre du Club des juristes.

Intervenants
  • professeur de Droit à l’Université Panthéon-Assas (Paris II), spécialiste du droit pénal, membre du Club des juristes.
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