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Sécurité routière, environnement : que change la limitation à 30 km/h ?

8 min
À retrouver dans l'émission

Lundi 30 août 2021, la limitation de vitesse à 30km/h est entrée en vigueur à Paris. Une mesure déjà mise en place dans d'autres agglomérations. Quels sont les effets d'une telle limitation ? Faut-il s’attendre à ce qu'elle se généralise à l’échelle nationale ?

Collection : Gamma-Rapho
Collection : Gamma-Rapho Crédits : Robert DEYRAIL - Getty

Les rues de la capitale sont passées aux 30km/h. Mesure anti-voitures qui va compliquer encore plus la circulation pour les uns ; avancée en matière de sécurité routière, d’environnement et de lutte contre les nuisances sonores pour les autres. 60% des rues parisiennes étaient déjà soumises au 30km/h. Que peut vraiment changer cette généralisation de la limitation de vitesse ? Va-t-elle dans le sens de l’histoire ?

Guillaume Erner reçoit Benoît Hiron, responsable sécurité des déplacements au Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement).

Vous pouvez écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

La tendance

Réduire à 30 km/h la vitesse de circulation en ville, est-ce une mesure qui va dans le sens de l’histoire par rapport à ce qu’on voit en France ou bien à l’étranger ?

Tout à fait. Si l’on regarde les premières zones 30, elles ont été créées dans les années 1980. Dans les années 1990, elles sont rentrées dans la législation française. Puis dans beaucoup de villes européennes, le 30 km/h s’est diffusé, mais aussi en France : dans les dernières années, de nombreuses villes ont fait la bascule.

Les raisons de cette mesure

Pourquoi choisit-on 30 km/h ? Est-ce lié à la cohabitation entre modes de transports en ville ?

D’une part, parce que quand on a une vitesse plus proche entre les différentes personnes qui partagent la voirie, donc les cyclistes et les automobilistes, c’est beaucoup plus facile et il y aura moins d’accidents, mais aussi parce que le corps humain a été conçu pour marcher et courir, pas plus ; et il se trouve qu’entre un choc à 30 km/h et un choc à 50 km/h, le risque mortel est multiplié par 6. Les faits sont têtus, donc à un moment, il faut en tirer les conséquences.

Les effets de la pollution

Les conséquences sur la pollution vont quand même être modestes, car le problème des moteurs thermiques, c’est plutôt celui des régimes de moteur que celui de la vitesse à laquelle ils vont, non ?

Si l’on regarde ce que donnaient nos modèles en 2009, avec un parc thermique très différent, on voit que les choses se sont améliorées : l’écart entre 30 et 50 km/h s’est réduit. Ensuite, à 50 ou à 30, le parc de véhicules fait que les émissions ont diminué. Par ailleurs, on va avoir de légères augmentations, mais elles vont être contrecarrées par le fait que la mobilité va changer : certains déplacements de courte distance vont se faire plus facilement à vélo, d’autres plus facilement à pied. On ne peut pas présenter ça comme une mesure anti-voitures : c’est plutôt une loi qui vise à favoriser une utilisation rationnelle de l’énergie.

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