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Planche de hiéroglyphes

La dissimilation graphique dans les textes égyptiens de l'Ancien Empire. Essai de grammatologie cognitive

3 min
À retrouver dans l'émission

Par Simon Thuault, en troisième année de Doctorat à l'université Paul Valéry Montpellier 3 sous la direction de M. Bernard Mathieu.

Planche de hiéroglyphes
Planche de hiéroglyphes Crédits : CC

Cette recherche s’intéresse à une particularité de l’écriture hiéroglyphique égyptienne appelée « dissimilation graphique », surtout présente dans les textes de l’Ancien Empire (env. 2700-2150 av. J.-C.). Il s’agit d’un processus graphique attesté majoritairement avec les mots au pluriel, traditionnellement notés à l’aide de trois hiéroglyphes finaux identiques. Mais dans le cas de la dissimilation graphique, ces trois hiéroglyphes (appelés « classificateurs ») sont différenciés .

L’objectif de cette thèse est donc de proposer une étude systématique de la dissimilation graphique et d’en expliquer les tenants et aboutissants : quels signes sont employés dans les groupes d’hiéroglyphes différenciés ? À quelle fréquence ? Pourquoi une telle particularité ? Quels contextes sont les plus concernés ? Observe-t-on une évolution dans cette pratique ?

À travers ce processus graphique, il est possible de mieux appréhender la catégorisation des Anciens Égyptiens et, à travers elle, le rapport qu’entretenaient les habitants de la vallée du Nil avec leur environnement. De plus, notre connaissance de l’écriture hiéroglyphique et de son fonctionnement s’en trouvera améliorée, la linguistique égyptienne tout entière comportant encore certaines zones d’ombre qu’il s’agit de dissiper.

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