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Bactéries Escherichia coli en interaction avec des cellules de l'épithélium intestinal humain. Microscopie électronique à balayage. Image colorisée (par Jean-Marc Panaud)

Résistance bactérienne aux antibiotiques, apport du système national des données de santé

4 min
À retrouver dans l'émission

Par Marion Opatowski, doctorante à l'Ecole doctorale de Santé Publique dans l'unité mixte Inserm, Institut Pasteur, et Université Versailles Saint Quentin.

Bactéries Escherichia coli en interaction avec des cellules de l'épithélium intestinal humain. Microscopie électronique à balayage. Image colorisée (par Jean-Marc Panaud)
Bactéries Escherichia coli en interaction avec des cellules de l'épithélium intestinal humain. Microscopie électronique à balayage. Image colorisée (par Jean-Marc Panaud) Crédits : Institut Pasteur/Chantal Le Bouguénec, Laurent Debarbieux, Perrine Bomme.

L’utilisation importante des antibiotiques au cours des dernières années a conduit à une forte augmentation des bactéries résistantes à ces médicaments, rendant les infections plus difficiles à traiter. Ainsi, l’antibiorésistance est devenue un enjeu de santé publique majeur, c’est pourquoi de nombreux plans d’action ont été mis en place par les organisations sanitaires et les décideurs politiques, à l’échelle nationale et mondiale.  

Cette thèse a pour objectif d’analyser et de mesurer l’impact de la résistance bactérienne aux antibiotiques. De nombreuses études s’intéressent à l’antibiorésistance, mais se basent sur des données de surveillance, ou des enquêtes ponctuelles, qui mettent l’accent sur certaines infections et sur certains germes, et n’étudient qu’un échantillon de la population. L’originalité de cette thèse consiste en l’utilisation des données du Système national des données de santé (SNDS), en constante évolution. Elles regroupent toutes les dépenses médicales remboursées en France (hospitalisations, médicaments, consultations, etc.) à l’assuré mais aussi aux acteurs du système de soins comme les hôpitaux. Contrairement aux données de surveillance, et de la plupart des études scientifiques, ces données, de par leur finalité première de remboursement, sont recueillies et disponibles en routine, et exhaustives. Trois axes sont étudiés : Quel est l’état des lieux de l’antibiorésistance à l’hôpital en France ; quels facteurs augmentent le risque de présenter un germe résistant ; et quelles sont conséquences de la résistance sur l’état de santé à court et plus long terme.

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