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Qui, de Donald Trump ou Joe Biden, remportera la course à la Maison Blanche ?

Élection présidentielle américaine : quelques enseignements

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L'élection américaine n'a pas encore de vainqueur officiel... mais elle cause déjà quelques remises en question. Revue de presse des idées.

Qui, de Donald Trump ou Joe Biden, remportera la course à la Maison Blanche ?
Qui, de Donald Trump ou Joe Biden, remportera la course à la Maison Blanche ? Crédits : MANDEL NGAN, ANGELA WEISS / AFP - AFP

On ne connaît pas encore avec certitude le nom du futur président des Etats-Unis. Mais à lire les presses américaine, anglaise, ou encore française, 4 ans après 2016, cette élection de 2020 a encore causé quelques séismes.

Tout d'abord, selon le Washington Post, c'est à nouveau un tremblement de terre pour les sondages et les médias. Dans un article d'opinion en longueur, le quotidien nous rappelle que les enquêtes donnaient Joe Biden gagnant par exemple en Floride... erreur. Elles prévoyaient aussi une large victoire du démocrate dans le Wisconsin ou en Pennsylvanie, alors que le score s'annonce finalement beaucoup plus serré. Pourquoi les médias ont-ils tant cru ces sondages et les ont tant relayé ? Sans doute parce qu'ils ont voulu y croire, suggère le quotidien. "Compte tenu de cette incapacité à prévoir correctement l'élection, faut-il s'étonner que beaucoup d'Américains ne fassent pas confiance aux médias" ? "La confiance dans leur rôle d'arbitre neutre des faits, est en lambeaux", peut-on lire. "86 % des Américains perçoivent les médias comme biaisés selon étude récente de Gallup et de la Fondation Knight".

Cette élection est aussi un tremblement de terre pour certaines idées reçues. Exemple : les minorités ne voteraient pas pour Donald Trump. Eh bien si, constate avec grand étonnement ce mercredi le New York Times

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"Un pourcentage de chaque minorité raciale plus important qu'en 2016 a voté pour Trump cette année". 

Autre chiffre qui littéralement stupéfie l'auteur de ce billet d'opinion : "le pourcentage de personnes LGBT qui votent pour Trump a doublé depuis 2016, passant de 14 à 28 %". 

Alors comment s'expliquer ce phénomène si étrange et si complexe ? Réponse - peut-être un peu simple et rapide - du chroniqueur du New York Times : il s'agit là de "la puissance du patriarcat blanc" auxquels "aspirent" même "certaines personnes historiquement opprimées".

Mais, pourrait-on lui répondre, n'y a-t-il pas quand même aussi derrière cette élection une introspection nécessaire pour le parti démocrate ? C'est une question que pose le quotidien anglais The Guardian.

Même si au final Joe Biden finit par l'emporter, ce qui n'est pas encore totalement acquis, l'establishment démocrate devra se remettre en cause. En 2016, pour le parti, écrit le journal britannique, "l'élection de Trump a été vue comme une aberration, un pépin, un accident pervers à défaire pour que la normalité et la civilité puissent être restaurées". Pour de nombreux démocrates, "la Russie était responsable et Hillary Clinton avait été tragiquement lésée".  "Il est donc frappant de constater que Trump a remporté plus de voix qu'en 2016,  93 % des républicains ont opté pour lui cette fois-ci écrit ce jeudi le Guardian".

Le scrutin est-il aussi un séisme pour le monde scientifique ? 

C'est en tout cas ce qu'estime Stat News, site internet américain axé sur la santé

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"Les résultats, peut-on lire, soulignent combien d'Américains sont d'accord avec un président qui a traité les meilleurs scientifiques du pays d'"idiots", qui s'est moqué ouvertement du port du masque et qui a insisté pour que les États soient "libérés" de l'enfermement". "Peu importe qui gagne la présidence, peut-on lire, plus de 67 millions d'Américains semblent déjà avoir pris le parti de Trump en la matière". 

Les responsables de santé publique sont donc confrontés à des questions difficiles et existentielles : comment forger de nouvelles relations avec cette immense partie du pays à l'heure où la pandémie continue de se développer ?

Enfin, cette élection est sans doute aussi un signal d'alarme pour l'Europe.

C'est ce qu'affirme dans le Figaro Benjamin Haddad, Directeur Europe de l’Atlantic Council, groupe de réflexion basé à Washington.  

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"La présidence Trump aura révélé les limites de la relation transatlantique, et c'est, complète-t-il, un accélérateur du désintérêt marqué par Obama pour l’Europe et ses enjeux de sécurité". "Les Européens peuvent-ils vraiment laisser la sécurité de leurs citoyens entre les mains de quelques dizaines de milliers d’électeurs de Pennsylvanie tous les quatre ans ? En Libye, en Méditerranée orientale face à la Turquie, face au terrorisme, l’Europe a ses propres enjeux de sécurité et doit se donner les moyens d’assumer sa puissance. Trump a changé le monde ; aux Européens de ne pas devenir les derniers gardiens du monde d’hier".

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