LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Masque imprimé avec un sourire

Optimisme et pessimisme en octobre 2020

4 min
À retrouver dans l'émission

Du Covid19 au Proche-Orient en passant par les élections américaines, l'actualité suscite de nombreuses inquiétudes. Comment rester optimiste dans un tel climat ? C'est la sujet de la revue de presse des idées.

Masque imprimé avec un sourire
Masque imprimé avec un sourire Crédits : PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP - Maxppp

Peut-on être optimiste en 2020 ? Est-ce possible et le faut-il ?  

C'est une question qui se pose, bien sûr, à propos du Covid19.

Dans le quotidien L'Humanité, Eric Le Bourg, chercheur au CNRS, s'inquiète de lire dans la presse des "prévisions apocalyptiques" qui, dit-il, "génèrent la peur et l'angoisse". Il n’est pas sûr que "continuer à rendre publiques de telles prévisions aide à lutter". "On peut même penser que ce serait plutôt le contraire", affirme-t-il…  D'ailleurs, poursuit-il en substance, il y a aussi des projections moins alarmistes qui ont moins de publicité que les autres, alors que "rassurer la population devrait être une priorité".

Réponse intéressante à ce point de vue dans la presse irlandaise. Sur le site Irish Tech News, l'écrivain Jeremy Murphy publie un texte intitulé "La pensée pessimiste, et comment elle pourrait nous sauver du Covid19"

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

L' opinion n'est pas à la mode. "Tant de livres, dit-il, célèbrent les vertus de la pensée positive", "l'optimisme est même la vertu cardinale du 21e siècle". Et pourtant...

"Certains optimistes pensaient que le Covid reculerait après l'été, ils se sont trompés". Les Suédois ont cru à "leur propre capacité à respecter des réglementations" sans se confiner, c'était là encore "optimiste", "en témoigne leur pic initial dans les décès". "Aujourd'hui les chiffres sont en hausse dans toute l'Europe, en grande partie parce que les gens ne suivent pas les règles". "À cet égard, conclut-il, il est avisé d'avoir des pessimistes plus défensifs qui participent aux discussions sur la politique de santé".

On lira ensuite cet éditorial en longueur de Donald McNeil dans le New York Times. Il s'intitule "une dose d'optimisme, alors que la pandémie fait rage".

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Lui suit l'évolution de l'épidémie depuis janvier 2020. Il était selon ses propres mots "au départ une Cassandre constamment lugubre", mais il est devenu plus optimiste. Parce qu'il voit par exemple que "les Américains adoptent largement le masque malgré la résistance de leur président lui-même", parce que "les maisons de retraite protègent mieux leurs services", ou encore parce que "des médicaments comme la dexaméthasone ont permis de réduire le nombre de décès parmi les patients hospitalisés".

La question de l'optimisme et du pessimisme se pose également sur d'autres sujet dans l'actualité...

Il en est question à propos de l'élection américaine notamment. La revue scientifique britannique Nature publie un éditorial en longueur pour soutenir Joe Biden. Ce n'est pas la première fois que cette publication indique ses préférences. Mais cette fois-ci le texte est particulièrement cinglant. "L'un des héritages les plus dangereux de cette administration Trump, écrit-elle, sera son bilan honteux d'ingérence dans les organismes de santé et de science".

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pourquoi un engagement aussi fort cette fois-ci ? Eh bien parce qu'il y a 4 ans, ils avaient été trop optimistes.  Ils croyaient alors que "le système de freins et de contrepoids de la démocratie américaine pourrait limiter les dommages". "Comme nous nous sommes trompés" disent-ils.  "Cela n'a pas empêché l'administration Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, de l'UNESCO, et même, impensable en pleine pandémie, de l'Organisation mondiale de la santé". "Si Joe Biden est élu, poursuit la revue, il pourra faire en sorte que les États-Unis respectent leurs engagements internationaux".

Et puis il y a un endroit où être optimiste n'est vraiment pas simple, c'est le Liban.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Le défi à relever, c'est le titre d'un éditorial de Michel Touma dans L'Orient-Le Jour. Croire en l'avenir, ce peut être effectivement un défi à relever pour ce pays qui n'a cessé d'être confronté à des crises. "L'intervention américaine de 1958 (...) la guerre libanaise de 1975 (...) dès 2005 des interventions iraniennes par le biais du Hezbollah qui se font de plus en plus pesantes" : "c'est comme si, peut-on lire, un sort maléfique avait été jeté sur le pays du Cèdre".

Alors faut-il renoncer à l'optimisme ? Non, répond Michel Touma. "Les différentes périodes de discorde et de guerres intestines puisent leur source, dit-il, soit dans des ingérences et des occupations étrangères, soit dans la propension de factions locales à solliciter elles-mêmes des interventions pour consolider leur position". "Le Liban, poursuit-il a connu plusieurs longues périodes de stabilité", par exemple dans les années 60.  Ces périodes ont un point commun : "la mise à l’écart du pays des tensions et des conflits dans la région". "La neutralité constructive serait donc la seule voie de salut permettant d’engager le pays sur le chemin de la prospérité tant recherchée".

Chroniques
8H34
29 min
L'Invité(e) actu
Kamel Daoud : "Il faut démanteler l'islamisme"
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......