LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Charlie Hebdo en kiosques allemands

Liberté de la presse, multilatéralisme : quel avenir pour ces principes ?

3 min
À retrouver dans l'émission

De nombreux articles et tribunes estiment que ces deux notions, la liberté de la presse et le multilatéralisme, sont aujourd'hui menacées.

Charlie Hebdo en kiosques allemands
Charlie Hebdo en kiosques allemands Crédits : John MACDOUGALL / AFP - AFP

Il a bien sûr été question cette semaine de liberté de la presse, avec tout d'abord cette grande première : 300 titres de presse publient une tribune: Ensemble, défendons la liberté.  Des médias aussi divers que Le Canard Enchaîné  BFMTV Le Monde, ou encore Radio France se sont unis pour écrire à tous les citoyens.

"En 2020, peut-on lire, des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français "coupables" d'avoir publié des articles critiques (...) Des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions".

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La tribune raisonne bien sûr avec une force particulière aujourd'hui au lendemain d'une nouvelle attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo.

"Il faut que les ennemis de la liberté comprennent, peut-on lire, que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinions ou de croyances".

Cette liberté de la presse, qui pourrait sembler une évidence dans les pays démocratiques, est en question également de l'autre côté de l'Atlantique aux Etats-Unis.

C'est Claudine Schneider, femme politique membre du parti Républicain, ancienne élue à la Chambre des représentants, qui prenait la plume au début du mois pour le site Trib Live.  Elle interroge: "Pourquoi tant de républicains attaquent-ils la presse libre ? Pourquoi le président Trump qualifie-t-il les journalistes honnêtes d'ennemis du peuple" ?

"Un tel langage est inexcusable" dit-elle. Claudine Schneider se félicite ensuite que certains sénateurs républicains et démocrates aient travaillé ensemble récemment à des mesures pour aider économiquement les médias locaux.  Mais les propositions n'ont pas été adoptées.

Pourtant la presse américaine défend parfois le président Trump.

Dans le Washington Post, journal classé au centre, on peut lire cette tribune signée Hugh Hewitt

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Les détracteurs ne l'admettront pas, écrit-il, mais la diplomatie de Trump entre Israël et les Emirats est un triomphe extraordinaire" (...) car "les accords de paix sont rares dans cette région ravagée par la violence depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale".

L'ancien premier ministre britannique Tony Blair va dans le même sens. Cette semaine il répond au Jerusalem Post, quotidien Israélien.

Pour lui des accords de paix comme celui-là sont le meilleur moyen de "résoudre la question palestinienne". "Ce qui a été fait pendant des années, c'est à dire négocier d'abord la paix entre Israéliens et Palestiniens en espérant ensuite voir suivre le reste de la région, c'était l'opposé de ce qu'il fallait faire", dit-il .  Selon Tony Blair il faut "créer la paix entre Israël et les nations arabes et inclure la question palestinienne dans cette paix".

Pour l'éditorialiste au Monde Alain Frachon, les palestiniens n'ont pas grand-chose à espérer de ce qui se passe actuellement. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Les Etats-Unis, dit-il, ont légitimé l’occupation israélienne des territoires palestiniens". "Loin d’être "centrale" dans la région, poursuit-il, la question palestinienne est chaque jour un peu moins la "cause" des Etats arabes. Ceux-là sont occupés ailleurs (...) Ils s’allient à Israël pour contenir un expansionnisme iranien qu’ils jugent d’autant plus menaçant que les Etats-Unis aimeraient se "retirer" du Moyen-Orient".

Il y en a un autre qui n'est pas très optimiste sur les relations internationales à l'ère Trump, c'est Josep Borrell, haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères. Sur Project Syndicate, site d'analyse, il écrit pour défendre une idée qui pourrait parfois presque paraître un peu démodée aujourd'hui: le multilatéralisme.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Jamais l'offre de solutions multilatérales n'a été aussi rare et la demande aussi forte, peut-on lire. Chaque jour, nous voyons comment le nationalisme étroit, les rivalités stratégiques, en particulier entre Etats-Unis et Chine, paralysent le Conseil de sécurité des Nations unies et le système international au sens large. Du changement climatique au contrôle des armements, en passant par les droits de l'homme, la coopération mondiale a été affaiblie".

"Ce n'est pas l'approche de l'Union Européenne. Nous continuerons, dit-il, à croire en l'ONU et à la soutenir".

Chroniques
8H34
29 min
L'Invité(e) actu
Ghassan Salamé : "Au Liban, la société et l'Etat se tournent le dos"
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......