LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Paris au premier jour du reconfinement, le 30 octobre 2020.

Allemagne, Irlande, Israël : trois exemples de reconfinements et de débats

4 min
À retrouver dans l'émission

Dans la revue de presse des idées, nous nous intéressons aujourd'hui à ces autres pays qui se reconfinent.

Paris au premier jour du reconfinement, le 30 octobre 2020.
Paris au premier jour du reconfinement, le 30 octobre 2020. Crédits : Vincent Isore - IP3 PRESS/MAXPPP - Maxppp

Il y a ceux qui vont se reconfiner, ceux qui sont en plein reconfinement actuellement et ceux qui sortent petit à petit de leur deuxième confinement.

En Allemagne, c'est un confinement léger qui va démarrer ce lundi. Restaurants, bars, installations sportives, entre autres, seront fermés pour un mois. Les écoles resteront ouvertes, de même que tous les magasins, avec des règles plus strictes.

"Que va nous apporter un lockdown light" ? S'interroge le site Tagesschau.de, qui est plein de questionnements et d'incertitudes.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

L'une des inquiétudes relayées par le site, c'est l'ouverture des établissements scolaires. Question controversée. "La conférence des ministres de l'éducation et des affaires culturelles souligne qu'il n'y a pas d'incidence significative dans les écoles". Mais "les experts, lit-on, supposent qu'elles sont maintenant de plus en plus touchées". De plus "dans d'autres pays elles jouent un rôle dans une forte incidence de l'infection".

Dès lors les mesures prises par Angela Merkel ne sont-elles pas trop faibles ? se demande en substance le journal.  "Le couvre-feu note-t-il n'a pas eu d'effet significatif sur des pays comme la France, l'Espagne, ou encore l'Italie".

Conclusion, prudente: "il n'est pas possible d'évaluer pour l'instant sérieusement si ces mesures de confinement léger seront suffisantes pour arrêter la croissance rapide de l'épidémie".

Un deuxième exemple de pays qui opte pour le reconfinement est l'Irlande.

Sur l'île d'Emeraude, c'est un deuxième confinement qui a été décrété mercredi 21 octobre, soit une semaine et 2 jour précisément avant nous.

Les débats sont assez intenses.

"Comment en est-on arrivé là ?" C'est le quotidien Irish Times qui se pose cette question et qui se repasse le film depuis le printemps dernier.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Ce n'était pas censé se passer ainsi écrit-il. L'objectif du premier confinement au printemps était de gagner du temps; afin de construire nos défenses contre une deuxième vague".

Est-ce que cela a été efficace ? Non. "Le véritable échec s'est produit en été, peut-on lire, lorsque le virus s'est propagé plus vite que le dispositif de test et de traçage ne pouvait le traquer. Un cadre "Vivre avec le Covid" a été élaboré en Irlande, mais sans critères pour déterminer la base selon laquelle on allait monter ou descendre les niveaux d'alerte. Cela a semé la confusion parmi le public".

Alors aujourd'hui, cette stratégie de reconfinement est défendue par le ministre irlandais de la recherche Simon Harris, comme on peut le lire dans le Irish Daily Mirror. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Il affirme que "les restrictions prises ont l'effet souhaité même s'il est trop tôt pour déclarer victoire". Il pense aussi "nous pouvons envisager l'année 2021 avec un certain espoir. Pas de moment magique mais ce pourrait être l'année du vaccin. Nous essayons de gagner du temps et de supprimer le virus en attendant de meilleurs traitements".

Cette confiance dans le futur ne convainc pas, mais alors pas du tout, le magazine anglais The spectator. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Dans un éditorial, le journal critique les confinements. "Lorsqu'ils ont été introduits au printemps, écrit-il, ils étaient censés être un moyen de contrôler l'évolution de la maladie. Mais, de la même manière que les virus eux-mêmes le font parfois, ces confinements ont muté, en quelque chose de bien plus sinistre et potentiellement bien plus dangereux - une manière de faire la guerre à toute forme de vie économique normale". Pour le journal certaines règles adoptées en Irlande sont simplement absurdes.

Il y a enfin l'exemple d'Israël.

L'Etat hébreu a été le premier pays développé à avoir imposé un second confinement. C'était le 18 septembre dernier, 1 mois et 12 jours avant nous. En ce moment le pays se déconfine progressivement. Comment est la situation aujourd'hui ?

"Les derniers chiffres sont encourageants". C'est ce qu'écrit le Jerusalem Post. "Mais, poursuit-il immédiatement, nous avons déjà vu avec quelle rapidité les choses pouvaient dégénérer".

"Le pays doit être particulièrement attentif à ne pas répéter les problèmes de la sortie du premier bouclage. La nature humaine est de vouloir revenir rapidement à la normale - ou du moins à la nouvelle normale". Mais "il ne faut pas prendre de raccourcis".

"Il ne sert à rien, peut-on lire, d'ouvrir des entreprises maintenant pour devoir imposer une troisième fermeture dans quelques semaines si les chiffres deviennent incontrôlables".

"La pandémie de coronavirus est un marathon, pas un sprint".

Chroniques
8H34
25 min
L'Invité(e) actu
Marie-Cécile Naves : "La démocratie féministe réinvente le pouvoir"
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......