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Merkel : vers une alliance avec les écologistes aux élections du 24 septembre ?

Angela Merkel est-elle écolo ?

4 min

Cette semaine, les racines écolo d'Angela Merkel, la spéculation sur les catastrophes naturelles et le décrochage scolaire

Merkel : vers une alliance avec les écologistes aux élections du 24 septembre ?
Merkel : vers une alliance avec les écologistes aux élections du 24 septembre ? Crédits : TOBIAS SCHWARZ / AFP - AFP

Une revue de presse qui reviendra chaque samedi sur trois sujets d’actualité de la semaine nourris par des débats, des réflexions ou des enquêtes sélectionnés dans la presse

Et on commence avec cette question.. Angela Merkel est-elle écolo ?

C’est la question que le quotidien allemand tageszeitung a posé directement à la Chancelière cette semaine dans un entretien traduit et publié par Libération.. « Ce qui m’importe, explique-t-elle, c’est de donner une forme humaine à la mondialisation. C’est aussi le développement durable ».

Mais, ne cherchez pas dit-elle à me mettre une étiquette, « je n’ai que faire de ce genre de tiroir.. mes racines sont libérales, chrétiennes-sociales et conservatrices ».

Et pourtant le quotidien insiste, y a-t-il du Vert en vous Madame Merkel ? Y a-t-il peut-être même quelque chose qui soit de gauche ? « J’ai été ministre de l’Environnement » rappelle-t-elle en guise de réponse.. de 94 à 98, c’était une période passionnante.. je me suis battue pour que nous ne parlions pas seulement de l’économie sociale de marché, mais aussi d’économie écologique de marché ».

Alors la dirigeante la plus puissante d’Europe vire-t-elle à gauche ? C’est aussi ce que se demande à sa manière l’hebdomadaire Alternatives Economiques cette semaine..

« Faut-il copier l’Allemagne ? ». Un dossier où l’on apprend que si nos voisins s’en sortent mieux côté finances et taux de chômage c’est grâce à l’assouplissement apporté par Merkel aux réformes libérales de Gerhard Schröder.. son prédécesseur social-démocrate.

Elle a introduit le SMIC en 2016 et a baissé de l’âge de la retraite pour certains travailleurs en 2014.. « Elle a de-schroderisé l’Allemagne ». Voilà, pour Guillaume Duval, le rédacteur en chef, l’explication de la longévité d’Angela Merkel au pouvoir depuis 2005.

Dans l’actu cette semaine.. Tempête au Texas, mousson dévastatrice en Inde, inondations au Sierra Leone on apprend qu’on peut s’assurer contre risques naturels..

Et c’est Le Monde.fr qui nous apprend l’existence de ce marché des « catastrophy bonds », les « Cat Bonds » de leur petit nom. Tandis qu’on débat du lien entre le réchauffement climatique et ces désastres naturels hors-norme, d’autres font des affaires..

Car oui on peut désormais spéculer sur les catastrophes naturelles. Et le marché des « Cat Bonds » atteint des records : 10 milliards de dollars en 2017. L’équipe des Décodeurs du Monde nous explique : il s’agit tout simplement de contrat d’assurance transformés en produits boursiers..

Seule manière de convaincre les réassureurs, ces sociétés qui « assurent les assureurs » d’accepter des risques pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliards de dollars.. par exemple dans cas de la tempête Harvey aux Etats-Unis.

On apprend ce matin que la facture de la tempête pourrait être de 140 milliards de dollars.. les spéculateurs vont-ils mettre la main à la poche pour les sinistrés du Texas ? Et bien non, décrypte Le Monde, car il s’agissait d’assurances « conçues pour couvrir les risques lié au vent et aux pics de tempête tropicale ou d’ouragan. ».. mais pas les inondations.

Investir dans le risque, un marché qui rapporte. Le journal nous révèle qu’en 2006 lors de la Coupe du Monde de Foot, la FIFA avait eu recours aux « Cat bonds » pour se couvrir du risque d’attentat.. Un marché, conclu le journal, en pleine croissance.

Retour en France à l’heure de la rentrée des classes.. où l’on parle de risque également, celui du décrochage scolaire..

En attendant que les marchés financiers nous inventent des assurances contre le risque d’échec scolaire l’hebdomadaire Le 1 tente de comprendre les raisons du décrochage, un phénomène pas toujours reconnu.

En commençant par donner la parole aux « décrocheurs ».. ces enfants qui ne sont pas forcément de mauvais élèves mais qui, à cause d’un conflit ou de problème familiaux, se mettent à développer une véritable aversion pour l’école..

A l’instar de Suzanne, excellente élève, victime de harcèlement, qui se met à sécher les cours.. puis c’est la spirale raconte-t-elle. Elle perd toute motivation et voit ses notes baisser. C’est à ce moment-là qu’elle se met à se poser des questions sur l’utilité de l’école. Les cours lui paraissent de plus en plus fades. Un jour Suzanne est décidée, elle sait qu’elle ne veut plus aller à l’école.

Et ils sont près de 100 000 jeunes à quitter le système scolaire chaque année.. « Le problème explique Marie-Cécile Bloch, co-fondatrice de La Bouture, une association grenobloise de lutte contre le décrochage scolaire, c’est « qu’il y a autant de profils que de décrocheurs ».

Certes il s’agit souvent de jeunes aux vies chaotiques, hyperactifs ou victimes de harcèlement ». Mais c’est aussi la responsabilité de l’école dit-elle, et de son incapacité à construire les conditions pour que chacun y trouve sa place.

Suzanne raconte, quand je suis arrivé à la Bouture. « Pour la première fois on m’a dit qu’il était possible de ne pas vouloir aller à l’école. Ça m’a soulagé, et depuis je ne ressens plus de haine ».

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