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De nouvelles habitudes alimentaires, le premier anniversaire de #Metoo; le prix Nobel de la paix à Nadia Murad

4 min

"Manger local" et "manger vegan". Avancées et limites du mouvement Metoo. Et des femmes militantes, tantôt récompensées, tantôt dans la rue

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. Crédits : Getty

Vegan ou "locavore", de nouvelles habitudes alimentaires

Mardi, la loi agriculture et alimentation a été adoptée au Parlement. Aujourd’hui, les unes du Figaro et du Parisien-Aujourd’hui en France s’intéressent toutes deux à nos régimes alimentaires. 

Le parisien Aujourd’hui en France titre «  Manger bon et local c’est possible »  et s’intéresse au phénomène qu’on appelle « locavore ». 

C’est une préoccupation récente qui devient aussi importante que le bio. L’agriculture de proximité apparaît comme une réponse aux préoccupations environnementales. Dans la grande distribution,  l’étiquette « fabriqué près de chez vous » est devenue un nouvel argument marketing- à l’instar du bio.

Le journal nous apprend que 43% des Français déclarent manger local. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas l’apanage des bobos. 

Le Figaro s’intéresse à un autre régime, et n’hésite pas à titrer en une «  Les dérives violentes du mouvement vegan ». Le journal revient sur les actions radicales des militants et antispécistes contre des boucheries et ou des abattoirs. En un an, on recense une centaine d’actions violentes.

Le journal remarque aussi que le phénomène vegan se retrouve dans la grande distribution avec la multiplication de produits  «  faisant la part belle au végétal ».  

Le Figaro s’achève sur un grand entretien avec le philosophe Alain Finkielkraut, selon lui l’ antispécisme confisque le débat sur la cause animale.

Le mouvement #MeToo fête ses un an

Sur fond d’affaire Kavanaugh, #MeToo fête ses un an mais c’est un anniversaire en demi-teinte selon  le magazine britannique The Economist, relayé ce jeudi par Courrier international

L’élan #MeToo s’est imposé en l’espace d’un an comme le moteur d’une importante évolution sociale. Il a permis de briser la loi du silence. Les violences masculines sont prises plus au sérieux, les témoignages des femmes aussi. 

Mais l’article souligne aussi les limites rencontrées en termes de justice, la difficulté à trouver un juste milieu entre l’accusateur et l’accusé ou le caractère parfois aléatoire des preuves. 

Mais le problème le plus saillant, c’est qu’une récupération politique semble guetter #MeToo : si « #MeToo soulève plus des questions de pouvoir que des questions de sexe", «le mouvement est aujourd’hui gagné par l’esprit de parti ». 

Si 66 % des femmes Démocrates américaines s’insurgent contre l’impunité des hommes coupables d’agressions sexuelles, dans le parti Républicain elles ne sont que 39% à s’en indigner. 

Or « Si le mouvement #MeToo aux États-Unis devient purement démocrate, ce sera un coup dur. »

Nadia Murad, Prix Nobel de la paix 2018.

Cela a été vu par certains comme un impact direct du mouvement #MeToo : la nomination hier de Nadia Murad, Prix Nobel de la paix 2018. Le Nouvel Obs dresse son portait avec un papier intitulé « Des prisons de Daech à la tribune de l’ONU »;

Il retrace le parcours de cette femme qui lutte contre le trafic d'êtres humains et en particulier contre l’esclavagisme sexuel. 

Elle a vingt-cinq ans, est issue de la communauté des Yézidis d’Irak. Considéré par l’Etat islamiste comme hérétique, les Yézidis ont été persécutés à partir de 2014 lors de la percée djihadiste en Irak. 

« Un jour d'août, sur des pick-up surmontés de leur drapeau noir, ils ont fait irruption, tué des hommes, transformé des enfants en soldats, et condamné des milliers de femmes aux travaux forcés et à l'esclavagisme sexuel » rapporte l’article. 

Torture, viols collectifs, vente aux esclaves, mariage forcé, l’article en ligne renvoie d’ailleurs au témoignage de Nadia Murad devant le Conseil de Sécurité de l'ONU à New York.  

Après avoir pris la fuite en Allemagne, elle se bat pour faire reconnaître les crimes contre les Yézidis comme un génocide.

" Les femmes à la rescousse"

Le 1 consacre son numéro cette semaine au Brésil: "La démocratie en péril?"

Dans  sa chronique «  Les femmes à la rescousse », l’écrivaine brésilienne Vanessa Barbara prévient : « Aux yeux d’une grande partie des femmes, la pire chose qui puisse arriver serait que Bolsonaro devienne président ». 

Elles étaient des centaines à manifester samedi dernier et c’est par elles qu’est né le vaste mouvement d’opposions au candidat avec le hastag #EleNao- #PasLui . 

Chroniques

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