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 Vice-Premier ministre Luigi Di Maio

Crise diplomatique entre la France et l'Italie // Les quarante ans de la Révolution Iranienne // La démocratie judiciaire

3 min

Une crise diplomatique sans précédent entre la France et l'Italie, le bilan du régime iranien quarante ans après la chute du Shah, et le droit comme garde-fou des démons de la politique.

 Vice-Premier ministre Luigi Di Maio
Vice-Premier ministre Luigi Di Maio Crédits : Getty

La crise diplomatique entre la France et l’Italie à la une

Mardi, le vice-président  du conseil italien Luigi Di Maio apportait son soutien public aux Gilets jaunes, à ceux qui demandent la démission du gouvernement. Jeudi, la France a rappelé son ambassadeur en Italie. 

« Un geste inédit depuis la déclaration de guerre de l’Italie à la France en 1940 » nous dit Le Monde ; « une crise sans précédent » pour le Parisien-Aujourd’hui en France.  

Pour Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement français, il fallait « marquer le coup  face à cette provocation » nous rapporte Libération

Pour l’ex-ministre des affaires étrangères, Hubert Védrine : « rappeler l’ambassadeur, c’est astucieux, cela attire l’attention sur la situation tout en faisant réfléchir ».  

Pour Le Figaro, plus que de la communication politique, il s’agit là d’une belle une manœuvre de campagne électorale. À quelques mois des élections européennes : «  Macron se veut le champion du camp progressiste face aux nationalistes (…)  le meilleur carburant électoral pour les macronnistes, c’est la hantise d’une dislocation de l’Union Européenne et la peur d’une poussée nationaliste. » Il fallait donc montrer que l’ennemi était bien réel.

Mais ces tensions ne sont pas de simples surenchères électorales : cette crise diplomatique risque de laisser des traces.

Iran : 40 ans après la révolution islamique.

Autre événement fort de la presse du jour : l’anniversaire de la révolution iranienne, quarante ans après la chute du Shah le 11 février 1979. 

«  Inch’allah, un jour les mollahs quitteront le pays » titre Libération. Sur six pages, le journal dresse le portrait d’un pays tourmenté et tiraillé entre un modèle islamique et laïque. On apprend que « dans les universités de Téhéran, on rêve encore de révolution ». 

Quel est le bilan de la révolution islamique quarante ans après ? Dans son dossier spécial Courrier international cette semaine propose un état des lieux fouillé du régime actuel. Les échecs économiques et sociaux sont flagrants : chômage élevé, hyperinflation, privation des libertés, censure politique. Dans tout le pays, les rues grondent. « Ces douze derniers mois, il n’ y a pas eu un jour sans manifestation contre le gouvernement. » 

Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, le dit tout net: « tout notre droit tourne autour du Guide suprême, le peuple ne dispose d’aucune liberté. Tant que cela n’aura pas été modifié dans notre Constitution, aucune réforme ne sera possible.» Elle appelle à un référendum sous l’égide de l’ONU. Pour elle, le changement ne viendra pas d’une action militaire, il ne peut venir que du peuple.

Le droit comme garde-fou des démons de la politique

Cette semaine a aussi été marquée par le vote en première lecture à l’Assemblée nationale de la loi dite "anti-casseurs" mardi. Un vote qui a provoqué de multiples remous et un malaise au sein de la majorité. Dans Le nouveau magazine littéraire, l’avocat pénaliste François Saint-Pierre revient sur le principe de démocratie judiciaire.

Notre système judiciaire peut-il résister aux dérives des démons de la politique ? 

Pour lui, « le projet de loi anti-casseurs est très limite en matière de liberté ». Ce serait une "légalisation" de l'atteinte au droit de manifestation. « Déstabilisé par la violence de la rue, le gouvernement a recourt à…. la matraque. Le droit et les juges sont là pour dire qu’on ne procède pas de cette façon-là.» 

François Saint-Pierre dénonce aussi la culture jacobine des politiciens. Mélenchon, Sarkozy et Salvini semblent tous dire « le droit, c’est moi ». 

Mais pour aboutir à une démocratie judiciaire, il est nécessaire que le droit s’émancipe de la politique. La Cour européenne des droits de l’homme, la CEDH, la Cour de cassation, sont des remparts juridiques précieux.  Pour cet avocat engagé, il ne faut jamais perdre de vue que «  Le droit est un garde-fou au sens propre comme au figuré. Il nous garde de la folie des démons de la politique » .

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