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Le référendum citoyen sur la privatisation d’ADP// Les élections européennes// Jacinda Arden

4 min

Le RIP sur la privatisation d’Aéroports de Paris est à la une de nos journaux ce matin / Les enjeux des Européennes à deux semaines des élections et le portrait de la Première ministre de Nouvelle Zélande, Jacinda Arden.

Crédits : Getty

« Référendum citoyen : l’onde de choc politique »

Jeudi, le conseil Le Conseil constitutionnel a validé l’ouverture d’un référendum au sujet de la privatisation d’ADP. L’événement est à la une du Monde et du Figaro ce matin. Les termes sont empreints d’un certain sensationnalisme : « Référendum citoyen : l’onde de choc politique » pour Le Figaro ; «  L’entrée fracassante du RIP » pour Le Monde. Le journal ne lésine pas sur les mots : «  la décision est historique ». Pour la première fois, une coalition des oppositions s’opère contre le président, une grande première sur le plan institutionnel et "un revers pour l’exécutif (...) Avec cette décision, Emmanuel  Macron se trouve mis en échec ».  

Pour Le Figaro : « La boîte de Pandore est ouverte ». Il s’agit « d’un piège diabolique pour l’exécutif ». Dans son éditorial, Vincent Trémolet de Villers parle d’« un mirage démocratique abracadabrant (…)  Désormais, la possibilité d’un RIP permettra d’ajouter un obstacle de plus à la fabrique et à la mise en pratique de la loi. Ce que cette affaire met au jour, c’est la crise profonde de la représentation. Le RIP est la mesure de l’échec de nos parlementaires. » 

Ce matin, La Voix du Nord ne le voit pas du même œil. Selon son éditorialiste Jean-Michel Bretonnier, Le RIP est au contraire un approfondissement de la démocratie participative.

Les élections européennes, trente-trois nuances de politique

À deux semaines des élections européennes du 26 mai, Libération fait sa une sur « Macron-Lepen : main basse sur la campagne ». Le journal dénonce les stratégies de campagne des deux parties. LREM et RN dramatisent ce vote et cherchent à nouveau le face à face de la présidentiel ; « Objectif : assécher la concurrence ». 

Ce serait presque nous faire oublier l’existence des trente-trois listes électorales. Le journal en ligne Slate revient sur ce chiffre record, avec l’analyse «  Trente-trois nuances de politique française ». Pour le journaliste Olivier Biffaud : « Ces trente-trois nuances de la démocratie peuvent difficilement faire passer la France pour une «dictature». En revanche, elles sont symptomatiques de « la montée des individualismes et du recul des projets collectifs. Un recul surtout décelable à gauche alors que le nationalisme et le populisme, comme dans les autres pays de l’Union, s’installent puissamment. »

Atlantico propose un autre décryptage : « Lunettes noires ou lunettes roses : quatre visions d’avenir sur les possibles de l’Europe d’ici 2024 ». Quels sont les grands enjeux auxquels sera confrontée l'Union ces cinq prochaines années? Pour Yves Bertoncini, « ce que ces élections permettront d’entrevoir, c’est l’aptitude des Européens à faire prévaloir leurs intérêts communs en s’unissant davantage».  À l’inverse, pour l’historien Edouard Husson : « L’Union européenne est un énorme paquebot. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une flotte de bateaux de tailles intermédiaires, pas la création d’un super-Etat »

Alternatives économiques ce mois-ci va même jusqu’à poser la question : « Le projet européen est-il mort ? » Le magazine cherche à démêler toutes ces problématiques dans son dossier « À quoi sert encore l’Europe ». Pour comprendre pourquoi « le bateau tangue », il faut remonter à la source du projet européen. « Les pères fondateurs ont choisi de faire une Europe économique. L’idée était qu’à force de faire des affaires ensemble, nous ferions naturellement de la politique ensemble. Mais cela n’a jamais vraiment fonctionné ». Au contraire, cette logique d’Europe-marché a exacerbé la concurrence entre les pays. 

Jacinda Arden : un nouveau modèle pour la gauche

L’image en couverture de Courrier international cette semaine a fait le tour du monde : la Première ministre de Nouvelle Zélande, Jacinda Arden serre dans ses bras une femme musulmane, après les attentats de Christchurch. Jacinda Arden a reçu les applaudissements du monde entier. Les articles relayés dans ce dossier sont très élogieux. La plus jeune cheffe du gouvernement de l’histoire de la Nouvelle Zélande est « une anti-Margaret Thatcher ». Elle incarne une nouvelle façon de faire de la politique. Le pays redevient « un laboratoire social du monde » tel qu’il l’était au XIXe siècle. «  Ce qui rend son gouvernement si intéressant, c’est le fond progressiste qui l’anime » Programme d’aides à la famille, congé parental allongé, accès à la location facilitée, rattrapage des écarts de salaire entre les sexes, neutralité carbone pour 2050 : la liste est longue. « Jacinda Arden tente quelque chose de différent: elle prône une philosophie du bien-être ». Avec elle, l’empathie est mise au premier plan de la scène politique. Courrier International nous dit qu’elle redonne de l’espoir aux déçus de la gauche en Europe et aux Etats-Unis. Le journal va même jusqu’à dire que pour réinventer la social-démocratie du XXIe siècle, elle est un exemple à suivre, un modèle pour les Européens...

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