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Le PS, les programmes d’Histoire et l’indifférence.

3 min

Emmanuel Maurel quitte le PS, les enjeux politiques des programmes d’Histoire et la mondialisation de l’indifférence.

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Emmanuel Maurel quitte le Parti Socialiste

Hier, le leader de l’aile gauche du Parti Socialiste Emmanuel Maurel a annoncé quitter le PS. Une annonce que toute la presse reprend ce matin.
 

«  Le PS bat de l’aile gauche » titre aujourd’hui Libération. Emmanuel Maurel est l’un des membres historiques du parti (vingt-cinq ans d’adhésion), il devrait rejoindre la France Insoumise pour les Européennes de mai 2019. Comme le rappelle le journal, « une grande partie des troupes de la gauche socialiste a déjà mis les voiles, dans le sillon de Benoit Hamon ». 

Dans son entretien accordé au Monde ce matin, Emmanuel Maurel parle d’une hypocrisie au sein du parti. Il déclare: « je ne veux pas être au PS le jour où il réinvestira François Hollande comme candidat. La Hollandie a fait la courte échelle à Emmanuel Macron: il est leur créature. »

Selon Mediapart « L’événement est à lire comme un épisode supplémentaire de l’effondrement du PS, qui n’en finit pas de se déliter. » 

Pour Le Parisien-Aujourd’hui en France, c’est une bonne nouvelle pour les Insoumis qui dans ce contexte apparaissent « comme le seul pôle attractif à gauche ».  

Avec un certain sens du timing le journal Le 1 consacrait son numéro de mercredi à cette question: « Comment faire renaitre la gauche? ».  

Quant à nous sur France Culture, lundi dans sa matinale, Guillaume Erner abordera cette question : « le Parti Socialiste va-t-il devenir un groupuscule? »  
 

Les enjeux politiques des programmes d’Histoire

Ce weekend "Les Rendez-vous de l'histoire de Blois" dont France Culture est partenaire se poursuivent. Hasard du calendrier: les programmes d’Histoire au lycée sont discutés en ce moment par le Conseil supérieur des programmes.
 

Cela n’a pas échappé à Laurence De Cock. L’historienne et essayiste est intervenue plusieurs fois dans la presse cette semaine pour revenir sur les enjeux politiques de l’enseignement de l’histoire dans le secondaire. 

Dans son analyse pour AOC mardi « Pourquoi les programmes d’histoire déchaînent-ils tant de passions ? » elle rappelle qu’à partir de la fin du XIXe siècle la discipline a été un outil patriotique. L’heure était à la construction d’un sentiment national, l’Histoire était alors mise au service d’une passion pour la grande France. C’est ce que l’on appellera plus tard le « roman national ». Après la Première guerre mondiale, on interroge le rôle des programmes d’Histoire dans la diffusion d’un esprit guerrier. Après la seconde, c’est la responsabilité de l’école dans la banalisation du racisme qui est soulevé.  "L’enseignement de l’Histoire s’accompagne de vifs débats dont la teneur révèle en creux les enjeux politiques les plus saillants du moment », écrit-elle.  2018 n’échappe pas à la règle. 

Pour mieux comprendre comment la discipline historique a été renouvelée, on peut lire dans le Libération de jeudi –  Le Libé des historien/nes -  le long et passionnant entretien avec Michelle Perrot, la pionnière de l’histoire des femmes et des classes populaires. A lire aussi sur le sujet les pages Débats du Monde daté vendredi 12 octobre.

« Comment résister à la mondialisation de  l’indifférence? »

La semaine de la pop philosophie a ouvert ses portes hier à Marseille avec pour thème  cette année "L’indifférence". Dans L’Humanité ce weekend deux pages, quatre philosophes et une question: « Comment résister à la mondialisation de  l’indifférence? »
 

L’expression est empruntée au pape François lors de sa visite à Lampedusa. D’ailleurs, une photo  illustre cet entretien croisé: une plage, un réfugié à genoux avec, à l’arrière-plan, des vacanciers sur des serviettes.
 

Pourquoi l’indifférence prolifère-t-elle à échelle globale?
 

Peut-être parce que la mondialisation elle-même génère de l’indifférence  nous disent les philosophes. Dans l’intensification des circulations des biens et des hommes, dans l’avalanche d’informations, le flux est tout simplement un facteur d’indifférenciation. 

Il n’empêche que ne pas venir en aide à autrui est un "crime", selon Guillaume Le Blanc. Sur la question des réfugiés, «  c’est une crise de notre rapport à l’autre, à l’étranger sous toutes ses formes ».  Il faut selon les philosophes «repolitiser l’hospitalité sur les bases d’une appréhension de l’égale valeur de toute vie ».

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