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Patrimoine en péril?

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Journées du Patrimoine, Plan pauvreté et lutte contre le plastique

Les 35e  Journées européennes du patrimoine

Les 35e Journées européennes du patrimoine démarrent aujourd’hui. 

La Croix fait sa une sur "L’amour du patrimoine" et consacre cinq pages sur les 17000 monuments français à visiter. 

Idem dans Le Figaro avec  un supplément dont le titre « Journée du patrimoine : Péril en la demeure » exprime une inquiétude. Le quotidien revient sur le projet de loi Élan porté par le ministre de la cohésion des territoires. Le texte a pour ambition d’accélérer la construction de logements neufs. Mais problème : l’article 15  contredit le pouvoir des architectes des bâtiments de France. L’article du Figaro site Stephan Bern :  «  Sans eux le Marais n’existerait plus ». Ce sont eux qui veillent sur les 43 000 monuments historiques et sur les permis de construire ou de démolir.  Avec cette loi, leur rôle ne sera plus que consultatif, autrement dit sans grand poids. Une remise en cause donc de la loi 62 d’André Malraux pour protéger et sauvegarder le patrimoine national. Et comme ce texte devrait être voté mercredi prochain, pour Le Figaro, ces fêtes du patrimoine ce weekend ont surtout une saveur de défaite.

Le "plan pauvreté" d’ Emmanuel Macron

Autre chantier dans l’actualité politique : le "plan pauvreté" d’Emmanuel Macron dévoilé jeudi dernier. Une annonce examinée de près par les journalistes du Monde. L’article intitulé « Un plan pauvreté pour rééquilibrer le quinquennat de Macron » est un décryptage du repositionnement politique de l’Élysée ainsi que de son plan de communication. D'un point de vue symbolique d'abord: comme pour mieux insister sur l’aspect prioritaire de cette mesure, c’est en personne que le président est venu présenter ce programme. 

Autre symbole pointé, le décor: le Musée de l’homme à Paris, lieu dédié à l’évolution des sociétés. 

Enfin sur le contenu: cette lutte contre la précarité se fait sur trois axes : l’action pour la petite enfance, l’accompagnement au retour à l’emploi et la simplification du système de protection sociale. Mais en rappelant l’impopularité du président dans les sondages, l’article souligne son ambition : celle d’une reconquête de l’opinion. « Emmanuel Macron veut se départir de cette image de « président des riches ».  Le fiasco de la vidéo où il fulminait contre « le pognon de dingue consacré aux  minima sociaux » est évoqué. Si la question d’un authentique rééquilibrage à gauche reste en suspens, la volonté de créer l’image d’un pouvoir moins indifférent à la question sociale ne fait aucun doute.
 

"Le plastique n’est plus fantastique »

Paru mercredi dernier, l’hebdomadaire le 1 consacre tout un dossier sur le plastique dans notre société et sur comment s’en affranchir. 

Le journal s’ouvre avec une reprise d’Elmer Food Beat et titre «  Le plastique n’est plus fantastique ». En double page l’entretien avec Nathalie Gontard, ingénieure et directrice de recherche à l'INRA, l’institut national de la recherche agronomique. Dans un premier temps, elle rappelle l’omniprésence du plastique dans nos vies. Avec trois cent millions de tonnes produites chaque année, on en trouve partout, de l’aéronautique à l’automobile et jusque dans nos frigos ou dans nos crèmes de jour. « Notre société connait une forme d’addiction au plastique » écrit Nathalie Gontard. L’emploi du terme « addiction » n’est pas anodin, il suggère que le plastique n’est pas indispensable, et surtout qu’il est toxique. Car s’il est peu coûteux à la production, son coût environnemental est élevé. Il représente le gros de nos ordures ménagères et on apprend dans cet entretien que « nous consommons et jetons chaque année l’équivalent de notre poids corporel. »
 

L’interview aborde également la question du recyclage. Car qui dit plastique dit déchet. A la promesse gouvernementale du « 100% de plastique recyclé en 2025 »,  la chercheuse répond que le recyclage intégral est un leurre. Ces discours « ne font que retarder la vraie urgence, celle de réduire notre consommation ». Elle rappelle que chercher des matériaux alternatifs, totalement biodégradables est financièrement encouragé par l’Europe. Cela représente aussi de nouveaux enjeux pour les industriels de l’agroalimentaire. Et de signaler que « les techniques d’emballage et de transport traditionnels ont été quasiment oubliées ». Pour finir, le journal complète ce dossier avec le témoignage d'une blogueuse qui a fait le pari du « zéro plastique » dans sa vie.  Contrairement aux idées reçues selon lesquelles une vie quotidienne écologique est plus chère, l’expérience de cette blogueuse s’est avérée au contraire très économe. A lire, donc, dans le 1.

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