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Le gouvernement s'attaque à la réforme du bac

Le gouvernement s'attaque à la réforme du bac !

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Dans la revue de la semaine ce matin, retour sur la réforme du bac annoncée par le ministre de l'éducation, on parle aussi d'inégalité salariale entre les hommes et les femmes et du combat entre ONG et grandes entreprises

Le gouvernement s'attaque à la réforme du bac
Le gouvernement s'attaque à la réforme du bac Crédits : JOEL SAGET - AFP

On commence par une des grandes réformes annoncée cette semaine – elles sont nombreuses en ce moment – la réforme du bac.

Une réforme plutôt bien accueillie pour le moment par les acteurs comme par la presse et le fait mérite d’être souligné. Jeudi; le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, présentait sa réforme et s’est retrouvé à la Une de beaucoup de medias. Le ministre est « convaincu et convaincant » avouait Le Figaro. Le journal y voit un homme qui incarne "une certaine idée de l’école" : celle de l’uniforme, des dictées obligatoires, des chorales, de la méthode syllabique et surtout "de la restauration de l’autorité des professeurs".

Le contenu de cette fameuse réforme du bac si vous l’avez manqué : c’est un bac resserré autour de quatre épreuves, la fin des filières remplacées par un tronc commun et un système d’options et un grand oral pour les élèves fin juin. 

« Je souhaite de tout cœur qu’il réussisse » : cri du cœur d’une ancienne professeur de lycée lu dans le courrier des lecteurs du journal La Croix jeudi. Elle s’appelle Marthe et estime que Blanquer "vise juste en attaquant les défauts de notre système, dans un milieu où il ne faut rien remettre en cause".

Le journal l’Opinion salue également l’homme qui ose s’attaquer à "ce monument historique" qu’est le bac. Mais attention prévient le journal, "à ne pas se laisser prendre au tournis de la communication". 

Certains d’ailleurs ne s’en laissent pas compter, quelques voix critiques s’élèvent. L’Humanité s’inquiétait, jeudi "d’un bel ouvrage en trompe l’œil", dénonçant "la parole d’un ministre qui revendique à haute voix l’égalité sociale tout en l’attaquant à bas bruits". 

Pour finir on lira la tribune enthousiaste que publiait Libération hier - à retrouver sur leur site. Celle de Cyril Delhay professeur d’art oratoire à Sciences-Po Paris, qui applaudit l’arrivée d’une épreuve oral au bac. "L’oral cet inconnu en France", rappelle-t-il, "ni valorisé, ni enseigné, ni évalué". Il plaide pour la mise en place d’un véritable oral, celui de l’art de convaincre, qui engage le corps et l’expressivité. Ce pourrait être "un levier de l’égalité des chances" défend-t-il. "Un révélateur de potentiel" Acondition bien sur d’en transmettre la méthode.

Dans le journal Le 1 il était également question d'inégalités salariales.

"Salaires, les femmes au rabais". Le 1 qui fait comme toujours la part belle aux témoignages. A lire par exemple l’histoire d’Anne-Aymone, ancienne employée de la grande distribution qui réalise un jour que son binôme, un homme, mêmes études, est payé 24% de plus qu’elle. 

"Lui, il partait en vacances alors que je devais compter le moindre euro raconte la jeune femme". "Mais le pire est venu quand j’en ai parlé à mon chef. Il m’a répondu : la différence entre lui et toi c’est que lui a du potentiel". Depuis Anne-Aymone a été licenciée, sans réelles cause selon les Prud’hommes qui lui ont donné raison. Elle devrait donc toucher 22000 euros. Un début de réparation. 

Et pendant ce temps-là on apprend dans Telerama qu’aux Etats-Unis dans le milieu de la mode on a le droit de ne pas payer les mannequins durant les défilés. "On leur donne bien souvent un parfum ou un rouge à lèvres". L'anthropologue, qui nous l’apprend, Giulia Mensitieri s’est immergée plusieurs années dans l’industrie de la mode, deuxième secteur économique en France, où règne une précarité généralisée. Celle des stagiaires, des assistants mais aussi des mannequins dont la plupart sont endetté auprès de leur agence. un sacré contraste avec les profits que génère le secteur. 

On termine avec un focus sur ceux qui se battent contre les abus des grandes entreprises.

C’est un long papier à lire dans Le Monde de ce samedi sur les associations et ONG, ces "nouvelles bêtes noires des entreprises". On ne compte plus les grands groupes attaqués en justice par ces empêcheurs de tourner en rond, de polluer librement ou de négliger les droits sociaux. 

"Grâce aux retombées médiatiques lors de leurs procès les associations ont trouvé un moyen efficace de s’attaquer au bien le plus précieux des entreprises : leur image de marque". Objectif : faire bouger leur comportement ou bien la législation. Mais les entreprises ne se laissent pas faire et traînent les ONG devant les tribunaux à leur tour. 

Dernier exemple en date : le procès mené par Apple contre l’association Attac en France. « L’empire contre Attac », rare sont les articles qui ont résisté au jeu de mot.. La firme tente de faire interdire par la justice les intrusions régulières de militants dans ses magasins qui avaient pris l’habitude de venir dénoncer l’évasion fiscale à grand coup de happenings. 

L’associatif souligne le sociologue Roger Sue, "nourrit encore un imaginaire". 

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