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Les élections européennes vue par la presse

5 min

Les points de vue et les opinions des médias ce matin sur la campagne électorale, des enquêtes sur le fonctionnement des institutions Européennes et un reportage dans les pays dirigés par des nationaux-populistes

Crédits : Getty

L'Europe, à la croisé des chemins

À une semaine des scrutins, les élections européennes sont à la une de nos journaux ce matin. Le Figaro passe au crible les programmes des candidats. Selon le journal, deux thèmes occupent une place centrale : l’idée d’une Europe qui protège et l’environnement. Néanmoins, dans le décryptage « des promesses taillées pour une campagne très nationale », pas une mesure ne s’est imposée dans le débat public.
Libération ce matin hume l’avant-veille d’un tournant : « Europe : le chamboule-tout? » Laurent Joffrin écrit : « poussée populiste, écologiste, centriste, le jeu s’ouvre pour les autres forces. » Elles pourraient faire chavirer la traditionnelle coalition rose-bleu du parlement Européen.  Pour Ouest France : « Tout le monde sent que nous sommes à la croisée des chemins. » Tout le monde, même Steve Banon, l’ex-conseiller de Trump est interviewé par Le Parisien-Aujourd’hui en France. Il l’annonce : « L’élection européenne sera un tremblement de terre ». Il prédit une alliance Orban- Le Pen- Salvini et des conséquences à l’international : « Trump n’aurait pas été élu président sans le Brexit. Ça donne un élan. Si les populistes font plus de 30% aux Européennes, cela donnera cet élan qui aidera Trump pour la campagne de 2020. »

La France au Parlement Européen

L’Europe est aussi à la une de nos hebdomadaires. Dans son éditorial pour Le Point, Franz Olivier Gisbert écrit « l’europhobe est devenue une espèce en voie de prolifération (…) L’europhile lui se fait rare ». Europhile, Emmanuel Macron l'est. Dans son papier « France Europe Express », Society analyse l’échec de la politique européenne du président, « un gâchis, un de plus». Le chef d'état n’a pas trouvé la bonne stratégie pour peser dans l’Union. En deux ans, un grand nombre de ses propositions ont été abandonnées. Pourtant, depuis Mitterrand, personne n’avait autant assumé son « européisme ». Pour certains, il faut voir cet échec comme « l’essoufflement du sacro-saint moteur franco-allemand, avec une Angela Merkel en fin de carrière». Pour le politologue Olivier Costa, il faut accuser le manque d’investissements de la France au Parlement. « L’assemblée européenne n’a jamais vraiment intéressé les dirigeants hexagonaux ». C’est selon lui, une erreur diplomatique.

Pour mieux comprendre les institutions européennes,  le magazine M du Monde consacre l'intégralité de son 400ème numéro sur l’Europe. Un numéro dense qui rend bien compte de la fourmilière qu’est l’union, avec le portrait des citoyens irlandais très attachés à leurs appartenances à l’Union Européenne ou celui de l’ancien président de la République Tchèque, Václav Klaus, le père des eurosceptiques. Deux longs reportages sont à lire. Le premier est signé Zineb Dryef. Elle retrace l’itinéraire d’une directive européenne, celle sur l’interdiction du plastique à usage unique. Une solution concrète pour lutter contre les déchets marins. Et une décision prise en seulement huit mois. Un pied-de-nez aux clichés de la lenteur bureautique de Bruxelles. L’autre reportage « En direct de Bruxelles », est signé Jean-Pierre Stroobants. Il nous plonge au cœur de la salle de presse de la commission qui fait de Bruxelles le deuxième lieu mondial de concentration médiatique après Washington.

« Vivre sous le populisme »

L'Obs est lui aussi parti en reportage en Europe cette semaine, avec à sa une : « Vivre sous le populisme ». Ses envoyés spéciaux sont partis en Pologne, en Hongrie en Autriche et en Italie. Comment vit-on dans ses pays dirigés par des nationaux-populistes? L’enquête montre le nouveau visage autoritaire de ces démocraties illibérales. En pleine révolution conservatrice, la Hongrie fait preuve d’une politique de natalité renforcée. Économiquement, il se met en place une chasse aux entreprises étrangères. Du côté des opposants politiques et des contre-pouvoirs, ils sont pressurisés, les médias alternatifs, muselés et leurs subventions, supprimées. Les dérives autoritaires sont nombreuses. Mais « les atteintes à l’état de droit ne semblent pourtant pas éroder la popularité des pouvoirs populistes » nous dit _L’Ob_s. Un jeune Hongrois témoigne : « la croissance est au beau fixe, la dette publique se réduit, le chômage est quasi nul, tout n’est pas à jeter.» Et le journal conclu : « nulle part on y emprisonne les opposants. En matière de droit de l’homme, ces gouvernements populistes jouent avec les limites, sans jamais basculer totalement. »

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