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6 mois après l'élection d'Emmanuel Macron, s'interroger sur "qu'est -ce qu'une décision juste?

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Cette semaine dans la revue de presse, un bilan des 6 mois de présidence Macron sous forme de leçon philosophique, Mediapart organise sa défense dans le cadre de l'affaire Ramadan et la recette pour gagner un prix littéraire.

On commence cette revue de presse par la revue Esprit, qui se fait l'écho à sa manière du bilan des 6 premiers mois d'Emmanuel Macron comme président de la République. 

La revue interroge l'héritage politique de la pensée de Paul Ricoeur, disparu en 2005, et  dont Emmanuel Macron s'est maintes fois réclamé, pendant la campagne présidentielle, en rappelant notamment son passé d’assistant éditorial du philosophe, quand il avait 22 ans. 

La revue Esprit sans mentionner un seul fait d'actualité politique pose simplement la question suivante: des institutions justes sont-elles possibles? Et qu'est-ce qu'une décision juste? 

Il y est question de "solidarité comme d'une responsabilité sociale". Ce sont les mots d'Alain Cordier. "Une décision sera juste si son fondement est solide", peut-on lire dans son article.

Un hommage au penseur comme une leçon de politique. Leçon qui s’adresse au "décideur juste" que doit être le président. 

Une leçon politique pour tous, en fait, c'est ce que l'on comprend en lisant les mots du philosophe Olivier Abel, disciple de Ricoeur, cité dans cette revue: "que les institutions rompent avec les logiques humiliantes pour donner à chacun de devenir acteur et auteur de sa propre vie". 

Et dans la presse cette semaine, on revient largement sur l'affaire Tariq Ramadan. Et notamment Mediapart, accusé de complaisance envers l'intéressé, qui a du coup organisé sa défense

Oui ça commence par une tribune de François Bonnet le directeur éditorial de Mediapart, un article intitulé "la croisade des imbéciles", où le journaliste revient sur - je le cite- "la campagne nauséabonde où se retrouvent la fachosphère, quelques journalistes, chroniqueurs et éditocrates, des responsables politiques d'une partie de la gauche socialiste en ruine et de l'extrême droite.". 

En effet ces derniers jours on a pu voir la une de Charlie Hebdo montrant un Edwy Plenel se cachant les yeux les oreilles, la bouche, avec sa moustache, ou encore  l'Obs qui qualifie le rédacteur en chef de Mediapart de "partisan historique de la dédiabolisation de Tariq Ramadan". 

On peut donc lire cette tribune de François Bonnet sur le site de Mediapart et visionner cette soirée de discussion animée par les journalistes de la rédaction, il y est question pendant une vingtaine de minutes de leurs méthodes de travail, du temps long de ces enquêtes sur les violences sexuelles, de la parole délicate des victimes présumées. Et de leur entourage.

On peut trouver que l'équipe de Mediapart verse parfois dans la surjustification, mais on sent aussi la volonté d'en finir avec ces accusations de complaisance, voire de complicité avec Tariq Ramadan. 

Mathieu Magnaudeix, le journaliste de mediapart qui a signé plusieurs articles sur lui, dénonce notamment "une meta- conversation sur des enquêtes que pas grand monde n'a lu.".

Et pour finir, un sujet un peu plus léger, celui des prix littéraires, avec dans l'ensemble des réactions mitigées de nos confrères qui remarquent un engouement pour les mêmes auteurs et les mêmes thèmes récompensés, cette année.

Des commentaires pas très emballés dans la presse concernant cette éditions des Goncourt, Renaudot, Femina, Flore et j'en passe. L'Obs rapporte cette phrase du jury selon qui "cette rentrée littéraire fut encore le consternant spectacle d'un art en train de s'étouffer dans sa propre mollesse". Le Huffington Post, de son côté, nous livre cette question "les Nazis sont ils le sujet préférés des prix littéraires?", faisant référence au Goncourt, L'ordre du jour d'Eric Vuillard et au Renaudot, La disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez. Mais la journaliste Marine Chassagnon s’intéresse plus généralement aux romans primés de ces 20 dernières années. Un quart d’entre eux parlent de la Seconde guerre Mondiale. 

J’ai mentionné les lauréats du Goncourt, du Renaudot, parlons aussi du roman qui vient de remporter le prix Femina. La Serpe de Philippe Jaenada. il était le préféré de Virginie Despentes, jurée du prix Goncourt, qui se confie dans un court papier en ligne du journal le Parisien. 

Enfin pour terminer et toujours à propos du lauréat du Fémina, l'Obs publie un extrait d'un de ses textes intitulé Petite Femelle et que le magazine en ligne à rebaptisé "je suis allée à la remise du prix de Flore (et j'ai fini à l'hôpital) ». 

Il y est question de verres à moutarde remplis de whisky, d’un pas de danse qui finit sur un brancard, d’un coma éthylique ou d’une crise de folie on ne sait pas trop, et d’une tentative de marcher droit et la tête haute en rentrant chez soi. 

Un texte qui peut faire écho au samedi matin de certains de nos auditeurs peut-être sait-on jamais...

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