LE DIRECT
Un an déjà..

Donald Trump, un an !

4 min

Il y a tout juste un an Donald Trump était investit Président des Etats-Unis, la presse revient sur les un an du "trumpisme". A écouter aussi dans la revue de presse, entretien avec Jürgen Habermas et ces pères ou ces maris qu'on peut désormais louer au Japon..

Un an déjà..
Un an déjà.. Crédits : MANDEL NGAN - AFP

Dans la presse cette semaine, un anniversaire qui n’aura échappé à personne : les 1 an de la Présidence Trump

Dans son édito Le Figaro ce matin nous invite à dépasser « le trémoussement médiatique » pour juger l’an I du trumpisme. "On peut s’en réjouir ou bien le déplorer mais le grand perturbateur a bousculé les choses". Il s’attaque à la bureaucratie, baisse les impôts. Bref "Trump fait ou tente de faire ce qu’il a dit". 

Dans Courrier International, on lira plusieurs témoignages de ceux qui vivent la présidence Trump de l’intérieur. 

L’écrivain et journaliste égyptien Omar El Akkad par exemple y laisse éclater sa colère. Contre Trump bien sur mais surtout contre les démocrates et autres forces progressistes du pays. Il fustige leur "manque de discernement". Pour eux Trump ne serait qu’une "aberration passagère, un abcès sur le corps républicain". Ils pensent qu’"une destitution du Président permettrait un dénouement rapide et radical". 

Or, dénonce le journaliste, "cette position occulte une réalité embarrassante : s’il devait être destitué, son vice-président, Mike Pence, appliquerait de toutes façons une politique radicalement conservatrice : anti-avortement, anti LGBT, anti-immigration". "En réalité Trump entrave par ses bouffonneries une politique que son parti appliquerait avec une résolution sans faille". 

Le magazine l’Obs de son côté se demande si les institutions américaines résisteront à Trump.

"Jusque-là tout va bien", commence l’article : "l’économie tourne à plein régime, la Bourse se porte comme un charme, aucune guerre, même pas commerciale".

On lit pourtant que les démocraties aussi peuvent mourir. Dans le cas de Trump point de coup d’Etat, "rien de militaire ni de très organisé". C’est plutôt "un mélange de désintérêt, d’incompétence et de rapacité" analyse l’article.

Paul Auster de son côté dans la revue America se dit beaucoup moins confiant quant à la résistance des institutions américaines. L’écrivain américain exprime clairement son inquiétude face à celui qu’il appelle "N°45", refusant de prononcer son nom.

"Santé, éducation, environnement.. le gouvernement de n°45 travaille à démanteler le système en place". "Je n’ose pas, dit-il, imaginer à quoi ressemblera l’Amérique dans trois ans" . 

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis qu’on se préoccupe de l’état de santé de la démocratie, en Europe aussi??

On pouvait lire cette semaine, sur le site d’Alternatives Economiques un entretien en longueur avec Jürgen Habermas.

Le célèbre philosophe et sociologue allemand y expose la manière dont il faudrait, selon lui, traiter avec les nombreux partis populistes européens : il faut les ignorer dit-il. "C’est la meilleure manière de leur couper l’herbe sous le pied". 

En France, en Allemagne ou en Autriche, l’erreur, selon Habermas a été d’adopter le terrain de bataille définit par l’extrême-droite : celui du « nous » contre le système. Et peu importe qu’on ait choisi de les assimiler ou de les confronter. "Nous les avons rendu plus fort en les prenant au sérieux et en les légitimant".

Face à la tentation du repli sur l’Etat-Nation, Habermas continue de défendre une Europe plus intégrée. Quitte à distinguer, propose-t-il, deux entités : d’un côté un noyau dur : une union politique entre les pays de la zone euro. De l’autre une périphérie : les Etat membres hésitants mais qui pourraient rejoindre le noyau dur à tout moment.

Habermas dit qu’"il faut croire en la capacité des citoyens à apprendre plutôt que de se retrancher derrière le fatalisme et le renoncement".

Alors qu’en France on débattait cette semaine de bioéthique vous nous rapportez qu’au Japon on peut louer un fiancé, un ami ou un parent.. de manière ponctuelle ou régulière.

C’est Yuichi Ishii qui nous explique le principe dans une longue interview accordée au journal The Atlantic traduit et publié par Courrier International. Il est le patron de Family Romance une entreprise qui dispose de plus de 800 comédiens professionnels. 

Lui-même joue plusieurs rôles, notamment celui d’un père pour une jeune fille dont le vrai est parti. C’est la mère qui a fait appel à ses services. Ils se voient régulièrement, vont manger ensemble ou faire du shopping. Cela va faire huit ans maintenant et la fille ne sait pas que ce « père » est en réalité un comédien.

« C’est un travail » se défend Yuichi Ishii. La mère paie 20 000 yens (150 euros) pour 4 heures plus les frais. "Tant que ma cliente ne lui dit pas la vérité explique-t-il je devrai continuer, je serai son père quand elle se mariera puis je deviendrai le grand-père de ses enfants".

Offrir une réalité plus idéale, quitte à s'enfoncer dans le mensonge, c'est finalement ce que propose cette entreprise. Ce qui en dit long, selon le journal, "sur l’état de la société nippone, ses tabous et son atomisation". "Le monde est injuste dit Yuichi Ishi et si mon agence existe, c’est à cause de cette injustice".

L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......