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Les pro-indépendantistes saluent la déclaration d'indépendance annoncée vendredi soir par le Parlement

Catalogne : "Voyage en Absurdie !" pour le Figaro, "la passion a gagné" pour Libération

2 min

Entre incrédulité et pessimisme, la crise catalane vue par la presse française

Les pro-indépendantistes saluent la déclaration d'indépendance annoncée vendredi soir par le Parlement
Les pro-indépendantistes saluent la déclaration d'indépendance annoncée vendredi soir par le Parlement Crédits : ALBERT SALAMÉ / NOTIMEX - AFP

La passion l’a emporté sur la raison s’alarme Alexandra Schwartzbrod qui signe l’édito de Libération. Alors que le dirigeant catalan semblait zigzaguer ces 3 dernières semaines, on pensait que la raison, notamment la raison économique l’avait emporté, écrit-elle, Mais non ! Dès lors, « on ne voit pas comment le pire pourrait être évité ».

Dans ses pages le journal revient sur le profond conflit de légitimité qui oppose les deux parties. Souveraineté de la loi contre souveraineté du peuple. De ce point de vue Madrid et Barcelone sont à armes égales. Mais cela rend aussi le dialogue impossible.

D’un côté Barcelone « n’entend pas renoncer à ce qui lui semble au-dessus des lois espagnoles. Tandis que pour le pouvoir central hors de la légalité point de salut ! la loi, la loi, la loi et encore la loi".

C’est un Voyage en Absurdie ! abonde de son côté Le Figaro qui ne comprend pas qu’une frange radicale puisse prendre en otage 7 millions d’européens. Mais à quoi rêvent ses ultras, se demande Arnaud de la Grange dans son édito. A une relation spéciale avec la Corée du Nord et un traité de libre-échange avec le Venezuela ?

Pour Le Parisien c’est avant tout un coup dur pour l’Europe ! « 16 mois après le Brexit, c’est l’Union européenne tout entière qui est de nouveau remise en cause par la crise catalane ». Dans son édito Pierre de Chausse dénonce non seulement l’aveuglement mais surtout l’incapacité de l’Union à se positionner dans cette crise. Et le journal rappelle que depuis hier soir se sont des soutiens à Madrid qui s’expriment dans toute l’Europe : la France, le RU, l’Allemagne et le conseil de l’UE bien sur.

Pour Le Figaro au contraire, certes la crise catalane est une affaire européenne mais non, ce n’est pas une raison pour que l’Europe s’en mêle. « Les européens préfèrent laisser les séparatistes se prendre dans le piège de la non reconnaissance » analyse le journal.

« La meilleure carte qui s’offre à Mariano Rajoy est de laisser le gouvernement de Barcelone se ridiculiser dans le purgatoire de la non-reconnaissance » analyse Jean-Claude Piris, ancien patron des services juridiques européens.

Hier soir pourtant le Président du Conseil de l’Union Européenne Donald Tusk tentait de calmer le jeu : Il faut « Choisir l’argument de la force plutôt que la force de l’argument ».

La phrase à fait mouche dans la presse. Mais visiblement pas assez pour rassurer.

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