LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Manifestation pacifiste en Allemagne en 2016

Paix, bonheur et livres !

4 min

Ce matin dans la revue de la semaine, il est question des conditions durables de la paix entre les peuples, du bonheur à ne pas confondre avec le désir et de critique littéraire.

Manifestation pacifiste en Allemagne en 2016
Manifestation pacifiste en Allemagne en 2016 Crédits : John MACDOUGALL - AFP

Comment faire vivre la paix ? c’est l’objet d’une série proposée par le journal La Croix toute cette semaine. 

Puisqu’en 2018 nous commémorerons les 100 ans de la fin de la Première Guerre Mondiale, le journal a enquêté sur les conditions d’une paix durable entre les peuples. Reportages, témoignages, regard d'intellectuels : dossier très riche à retrouver en intégralité sur leur site.

A lire notamment ce reportage à Beyrouth sur la scène de théâtre de la compagnie Zoukak ou des adolescents libanais et syriens pratiquent le théâtre-thérapie. "Plutôt que de nier le conflit, explique Omar Abi Azar, l'un des fondateurs, nous travaillons sur ses origines afin de créer par le théâtre un autre espace pour y faire face et y réfléchir". Souvenirs de la guerre ou violences du quotidien : les adolescents apprennent surtout à gérer leurs émotions. Comme si la paix passait d'abord par un travail de chaque individu..

Pour Marc Crépon philosophe, c'est par l'éducation que l'on prépare à la paix. L’éducation à l'esprit critique. Pour combattre par exemple l'idée encore répandue que "la guerre et la violence seraient inéluctables" comme naturelles pour les peuples. Ou bien l'autre idée selon laquelle on pourrait accepter la "nécessité" de la guerre. 

Les conditions de la paix c'est aussi la justice bien sur. Non pas la justice des vainqueurs rappelle Mireille Delmas-Marty mais "une justice universelle". C’est la mission de la Cour Pénale Internationale. A condition, rappelle la juriste, "qu’elle s’applique à tous, aux puissants comme aux vulnérables". 

La paix c'est aussi du travail de terrain et un sacré optimisme, comme celui de Michel Serfaty, président de l’amitié judéo-musulmane en France. Association fondée pour lutter contre l’antisémitisme. "Les motifs d’inquiétude ne manquent pas dit-il mais la paix est possible, beaucoup plus encore aujourd’hui qu’il y a 15 ans". 

Après la paix, le bonheur, on a choisi cette semaine les sujets qui font du bien..

Le bonheur oui, mais avec modération pour les français.. seulement 50% d’entre eux se sentent heureux peut-on lire dans Le Point qui publie les résultats du baromètre du bonheur réalisé chaque année par l’institut BVA. La France se situe au 41e rang mondial derrière des pays comme le Mexique ou les Philippines. Et pourtant nous progressons, la France a gagné 17 places par rapport à 2016 !

Le bonheur il en était question mercredi dans le supplément sciences et médecine du journal Le Monde. "Le bonheur, à ne surtout pas confondre avec le plaisir" averti le Robert Lustig, médecin américain. "C’est un grave malentendu de notre temps" dénonce-t-il, exploité par les industries et le marketing qui font passer le plaisir pour du bonheur. 

"Plaisir et bonheur n'occupent pas la même place dans notre cerveau". Ce qui déclenche le plaisir c'est la dopamine, hormone qui répond à un principe de récompense. et la dopamine peut conduire à l’addiction. Au sucre, ou au Nutella par exemple… Mais aussi aux réseaux sociaux peut-on lire dans le dossier. 

Quand la quête du plaisir devient l’ennemie du bonheur c’est aussi ce qu’on peut lire dans le magazine Society qui a enquêté sur cette nouvelle tendance en vogue dans les start-up : le "happy management". 

Tout part d’un constat : celui qu’un salarié heureux serait plus productif au travail. Alors cours de yoga, soirées cocktail, et jeux en tous genre.. « je suis là pour faciliter la vie des salariés » témoigne une CHO – chief happiness officer – « pour leur donner des moments de bien-être et de bonheur ». 

Formidable me direz-vous sauf que le bonheur tourne parfois à l'injonction et annihile tout espace de critique. Dans certaines entreprises le mot « problème » est interdit.. et si vous partez on ne dira pas que vous avez été licencié mais que vous êtes parti "vivre de nouvelles aventures". 

On termine par un plaisir plus sein.. celui de la lecture.. Le Monde des livres fête cette année ses 50 ans

C’est le plus vieux supplément du quotidien.. et il fait paraitre cette semaine un numéro spécial qui nous plonge dans son histoire et ses archives. 

Récit d’un demi-siècle de critique littéraire, de découvertes, de recensions dithyrambiques et de coups de gueules. 

La journaliste Raphaëlle Bacqué nous en fait le récit – tout à fait passionnant -  faisant revivre sous sa plume l’atmosphère de ces locaux enfumés des années 60 où Jacqueline Piatier, première directrice du supplément, défendait ses choix auprès du rédacteur en chef. "Elle n’avait ni le titre ni l’autonomie d’un chef de service mais elle n’avait pas son pareil pour évoquer avec précision et enthousiasme un livre". C’est elle qui repéré J.M.G Le Clézio en 1963 pour son premier roman.

Elle encore qui s’extasie à la lecture des Armoires vides d’Annie Ernaux.. cette « inconnue » en 1974. Un diable de bouquin ! écrivait-elle alors.. un roman « âpre, lucide, pulpeux et désespéré ». 

Il ne peut pas y avoir du bonheur partout.. !

L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......