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A Solférino, le siège - en vente - du Parti Socialiste

Le Parti Socialiste va-t-il disparaître ?

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Ce matin dans la revue de presse, réflexions sur l'avenir du Parti Socialiste, regards sur ceux qui dorment à la rue et bilan de la diplomatie vaticane en Birmanie

A Solférino, le siège - en vente - du Parti Socialiste
A Solférino, le siège - en vente - du Parti Socialiste Crédits : Martin BUREAU - AFP

On commence avec cette question : le Parti Socialiste va-t-il disparaître ?

Question posée cette semaine par un sondage Odoxa commandé par Le Figaro et France Info. La réponse des sondés est Oui, temporairement pour 51%. Définitivement pour 23% d’entre eux. Ce qui donne tout de même 74% des français peu optimistes quant à l’avenir du parti. 

Ce n’est pas Benoit Hamon qui dira le contraire. Puisque même l’ancien candidat du parti pour la présidentielle a quitté le navire. Il lance d’ailleurs aujourd’hui au Mans le congrès fondateur de son propre mouvement : le M1717, le Mouvement du 1er Juillet. 

Que s’est-il passé au Parti Socialiste ? C’est la question que pose la revue l’OURS dans un numéro hors-série. L’office universitaire de recherche socialiste a réunis les contributions de nombreux chercheurs et militants.

L’historien Alain Bergounioux revient notamment sur la terrible année 2016, la dernière du quinquennat et ces deux lois qui ont déboussolé l’électorat socialiste : la déchéance de nationalité et la loi El Khomry. 

Mais ce qui l’interroge c’est surtout la transformation profonde du parti. Le PS est devenu un parti d’élus plus que de militants, constate-t-il. Une communauté d’intérêt plus qu’une communauté de destin

La refondation passera par deux questions clef et liées entre elles : quelle doit être la culture commune des socialistes ? Et quelle offre politique nouvelle pour les français ? 

Quelques pistes relevées dans ce numéro : intégrer la dimension écologiste au socialisme pour Isabelle This Saint Jean, membre du bureau national du Parti. 

Revenir aux fondamentaux pour l’euro-député Emmanuel Maurel, ceux de la contestation radicale du système économique. Pour d’autres c’est dans l’histoire centenaire du parti qu’il faut chercher les idées de demain.

Alors que les températures ont baissé cette semaine, l’hiver s’installe on s’intéresse ce matin à ceux qui vont en souffrir le plus : les sans-abris

Le Journal le 1 consacre ses pages cette semaine à ceux qui font la manche et dorment dehors. Enfin, surtout, au regard que nous portons sur eux. Regard de compassion parfois, regard de peur surtout. Ils sont un miroir affolant écrit Laurent Greilsamer dans son édito. Et si c’était moi demain ? Et si j’en étais aussi réduit à mendier ? 

Pourtant cette peur est un fantasme poursuit le co-fondateur du journal. On devient rarement mendiant par hasard

Autre préjugé qui nous aveugle et sur lequel revient le journal : non la mendicité n’est pas un phénomène massif en France.

Ils sont tout de même 141 000 selon l’INSEE auxquels il faut ajouter les personnes qui vivent dans les bidonvilles. Cela fait environ 160 000 personnes. C’est Nicolas Clément, bénévole au Secours Catholique qui donne ces chiffres. L’idée n’est pas minorer le problème mais de déconstruire quelques clichés.

Et ce que nous raconte aussi ce bénévole qui accompagne des familles à la rue c’est que mendier est un véritable travail. Un boulot pénible physiquement et psychologiquement. Près de la gare de Lyon à Paris, les mendiants embauchent à 7h45 raconte-t-il et terminent à 18h. Et c’est surtout un travail qui ne rapporte pas grand-chose, entre 5 et 15 euros par jours. Et puis il y a beaucoup de concurrence

Heureusement il reste un peu de solidarité dans ce monde. Le 1 nous parle par exemple de Carillon, un réseau de 600 commerçants signalés par un pictogramme sur leur devanture. Les sans-abris peuvent boire un café, accéder aux toilettes ou faire chauffer un biberon.

On termine avec une photo, dans les camps des réfugiés Rohingyas au Bangladeh

C’est la photo de la semaine de l’Obs. Elle est signée Adam Dean un photographe américain en reportage dans les camps de refugiés Rohingyas au Bangladesh. C’est un gros plan sur le foyer de fortune d’une famille réunie autour d’un feu à même le sol. Les regards se perdent au loin.. il se dégage une grande lassitude mêlée de fatalisme. 

Ils sont désormais 620 000 à avoir fui les viols et les meurtres dans leur pays et à s’entasser dans ces camps.

Le Pape François était en visite cette semaine en Birmanie pour tenter de faire passer un message de paix aux autorités. 

Mais on voit bien les limites de la diplomatie vaticane écrivait Le Monde dans son édito hier. Il savait qu’on attendait de lui un message fort sur la répression de Rohingyas. Le Pape n’aura pas une seule fois prononcé leur nom. C’est une question d’habileté diplomatique explique le journal. Car le message de François était sans ambiguïté : il a appelé au respect des droits et de la dignité de tous les groupes ethniques.  A-t-il été entendu ? C’est la question qui se pose maintenant.

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