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Tir d'un missile ballistique depuis un train en Corée du Nord, le 15/09/21

La course aux missiles est relancée entre les deux Corées

5 min
À retrouver dans l'émission

La Corée du nord lance deux missiles depuis un train, la Corée du sud en fait de même depuis un sous-marin : après quelques mois d'accalmie les démonstrations de force reprennent entre les deux voisins. Aux Etats-Unis, des universitaires originaires de Chine visés par une chasse aux espions raciste.

Tir d'un missile ballistique depuis un train en Corée du Nord, le 15/09/21
Tir d'un missile ballistique depuis un train en Corée du Nord, le 15/09/21 Crédits : KCNA via KNS - AFP

L'actualité internationale nous amène à rouvrir  le dossier déjà épais des missiles nord-coréens. 

Cela faisait six mois que ce dossier n'avait plus bougé de l'étagère, six mois sans que la Corée du Nord ne lance plus de nouveau missile balistique vers son voisin du Sud ou vers le Japon... Eh bien, c'est chose faite, la confirmation est apportée ce jeudi matin par l'agence officielle KCNA à Pyongyang : deux tirs d'essais ont bien été réalisés, deux missiles balistiques de courte portée (800 kilomètres tout de même) tirés, et c'est là la nouveauté, depuis un train spécialement équipé et utilisé pour la première fois. 

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C'est surtout sur cette prouesse logistique qui lui permet d'être prête à répondre à toute attaque n'importe où sur son territoire, que Pyongyang insiste dans son communiqué... et aussi bien sûr sur le fait que la cible, nous dit-on, ait été parfaitement atteinte. Or, la cible, précise le quotidien japonaisYomiuri Shinbun, était bel et bien le Japon, ou plutôt sa zone économique exclusive, c'est-à-dire, pour faire simple, ses eaux territoriales, où aucun missile nord-coréen n'était plus tombé depuis octobre 2019. 

"Les provocations militaires insensées de la Corée du Nord" reprennent donc, déplore le journal de Tokyo, d'autant plus que ce double tir de missiles balistiques fait suite, à deux jours près, à une autre annonce plus préoccupante encore : les autorités du Nord affirmaient lundi avoir testé avec succès là encore un nouveau type de missile de longue portée cette fois, capable de frapper non plus les eaux mais bien les îles japonaises. Après six mois d'accalmies, se demande donc le Yomiuri Shinbun, cette reprise des "provocations ostentatoires" signifierait-elle que Pyongyang a changé de stratégie, et repart à l'affrontement après des années de dialogue, au moins de façade ? Vu que les simulacres de réconciliation forcée, du temps de Donald Trump, n'ont donné aucun résultat, la Corée du Nord semble revenue à l'idée que seule les démonstrations de force peuvent lui donner l'ascendant dans ses relations avec le Sud, le Japon et par extension avec les Etats-Unis.  

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Toujours dans la presse japonaise, la revue Nikkei Asia redonne un contexte plus large à cette reprise des hostilités : les tirs nord-coréens ressemblent bien à une réponse à ceux, effectués la semaine dernière par la Corée du Sud qui, en réussissant pour la première fois à lancer un missile ballistique depuis un sous-marin, a fait son entrée dans le club très fermé des huit pays désormais qui maîtrisent cette force de projection sous-marine redoutable. 

Qui plus est, ajouteNikkei Asia, le calendrier n'est pas anodin : ce mardi l'émissaire spécial de Joe Biden pour la Corée du Nord était en visite à Tokyo pour une rencontre tripartite avec ses homologues sud-coréen et japonais. Pyongyang aura sans doute voulu marquer les esprits en testant juste à ce moment-là son nouveau train tireur de missile. 

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Quoi qu'il en soit, proclame The South China Morning Post, la course à l'armement est bien relancée entre les deux Corées, et pas à sens unique comme on pourrait le penser... et les vagues tentatives de dénucléarisation de la Corée du Nord sont plus que jamais au point mort. Les experts en géopolitique asiatique cités par le quotidien hong-kongais ne se font guère d'illusion : Pyongyang continuera à lancer des missiles pour attirer l'attention des Etats-Unis en particulier... tant que ces derniers n'auront aucun moyen efficace de l'en dissuader. 

Seule la Chine semble avoir de l'influence sur Pyongyang, mais rien ne montre qu'elle pourrait s'en servir pour calmer les ardeurs balistiques de son partenaire et allié. Et ce n'est pas l'escalade des tensions dans la zone indo-pacifique qui devrait convaincre la Chine de jouer les faiseurs de paix au profit de ses rivaux occidentaux.

Au chapitre des tensions toujours croissantes entre les Etats-Unis et la Chine, la presse américaine s'émeut d'une chasse à l'espion menée dans les universités américaines.  

Plusieurs médias remettent en cause un programme de lutte contre l'espionnage économique baptisé  "The China Initiative" (lancé il y a deux ans, sous Donald Trump) par le ministère de la Justice. Mené tambour battant par les enquêteurs du FBI, il vise à traquer de potentiels espions à la solde de la Chine dans le secteur de la recherche et de l'université américaine. 

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Le problème, dénoncé dans Newsweek par une pétition signée par une 177 coillaborateurs de la prestigieuse université de Stanford, c'est que la China Intiative a rapidement viré à la chasse aux sorcières, avec des relents racistes tenaces puisque les personnes inquiétées par la Justice l'ont été du fait de leur origine ou de leur ethnicité chinoise. 

The Washington Post raconte en guise d'illustration ce qui est arrivé à Qing Wang, né en Chine, venu en Amérique pour ses études, resté depuis, devenu un spécialiste reconnu en médecine cardiaque, citoyen américain depuis 2005... Le professeur Wang s'est retrouvé arrêté par le FBI, menotté, interrogé, publiquement présenté comme un espion chinois en puissance parce qu'il avait omis de déclarer ses soi-disant liens avec la Chine dans un dossier de demande de subventions américaines pour ses recherches. 

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Un an plus tard, Qing Wang vient d'être innocenté, comme d'ailleurs plusieurs de ses collègues eux aussi traités comme des ennemis de l'intérieur.  "Il faut donc en finir, et vite, avec la China Initiative", relaie l'édition nord-américaine du Guardian qui voit dans ce programme de ciblage racial des chercheurs à la fois un frein à la compatitivité et à l'innovation aux Etats-Unis, mais surtout un héritage inacceptable du racisme anti-asiatique qui a marqué les années Trump et leur obsession chinoise.

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