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"Communication rétablie", selon Rafael Grossi, de l'AIEA après sa rencontre avec le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Mohammad Eslami.

Nucléaire iranien : relance timide des négociations

5 min
À retrouver dans l'émission

Accord hier entre l'Agence Internationale de l'Energie Atomique et l'Iran pour éviter un blocage total des discussions. Au Pérou, la mort du fondateur du Sentier lumineux agite les médias. La Colombie, pays le plus dangereux du monde pour les activistes environnementaux.

"Communication rétablie", selon Rafael Grossi, de l'AIEA après sa rencontre avec le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Mohammad Eslami.
"Communication rétablie", selon Rafael Grossi, de l'AIEA après sa rencontre avec le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Mohammad Eslami. Crédits : Atomic Energy Organization of Iran - AFP

Accord entre l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique et l'Iran hier. Un accord technique, comme le relaie le quotidien iranien Aftab. L'accord porte uniquement sur le remplacement des cartes mémoires des caméras de surveillance installés par le gendarme onusien du nucléaire dans les installations iraniennes.

Courrier International rappelle que depuis février dernier l'Iran refuse aux inspecteurs de l'AIEA, l'agence internationale de l'énergie atomique, l'accès à certains de ses sites, et il refuse aussi de fournir en temps réels les enregistrements des caméras.  

La crainte de l'AIEA, c'était que les cartes mémoires soient saturées, ce qui aurait rendu toute vérification impossible par la suite. Par la suite... si c'est un jour possible. Car, comme le rappelle Aftab, les cartes mémoires des mois précédents ne vont pas être remis à l'AIEA, mais conservées sous scellés par l'Iran.   

En juin dernier, l'Iran a promis à l'AIEA "de ne pas vider les informations détenues sur les cartes mémoire dans l'ombre de l'indifférence de l'occident ", écrit le quotidien conservateur JAVAN, et l'accord d'hier est donc une nouvelle étape de bonne foi des autorités iraniennes, je cite.  

JAVAN dément les rumeurs occidentales selon lesquelles sans cet accord, l'Iran aurait pu être mis à l'index par le conseil des gouverneurs de l'AIEA qui se réunit aujourd'hui à Vienne...  

À lire le New York Times, l'accord d'hier soir était une exigence minimale pour tenter de rétablir l'accord sur le nucléaire iranien scellé en 2015, rejeté en 2018 par Donald Trump, et le contenu des cartes mémoires ne sera communiqué à l'AIEA que si l'Iran, et les États-Unis conviennent de reprendre l'accord de 2015.

Tous les signataires de cet accord, c'est-à-dire Chine, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, États-Unis même plaident pour la patience avec l'Iran, mais "au fur et à mesure que le temps passe, écrit Steven Erlanger pour le New York Times, l'Iran se rapproche du moment où il aura suffisamment de matériel pour une bombe.

On trouve dans Aftab un article qui relate les échanges entre la commission parlementaire chargées du nucléaire et le chef de l'organisation de l'énergie atomique iranien... et cet article nous renseigne sur le nombre de kilos d'uranium enrichi produit ces derniers mois.. Plus l'uranium est enrichi, plus il peut servir à faire des armes.    

"L'accord de 2015 prévoyait que l'enrichissement de l'uranium iranien ne dépasse pas les 3.67%, or 17 kg enrichi à 60% ont été produits dans le pays jusqu'à présent", détaille le journal, non pas pour s'en émouvoir mais de façon très factuelle, "120 kg à 20%, et même quelques grammes à 235%".   

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La mort du fondateur du Sentier lumineux   

Au Pérou, la mort ce week-end du fondateur du Sentier lumineux occupe une place prépondérante dans la presse péruvienne.   

"C'est ainsi que le corps d'Abimael Guzmán a été retrouvé à la base navale de Callao" titre la Republica dans un article qui reproduit les documents officiels constatant la mort de l'ancien terroriste arrêté en 1992 puis condamné à la perpétuité.    

Aucun signe de blessures traumatiques récentes, souligne le journal, sous entendu, il n'a pas été aidé à mourir. 

"Le corps a été retrouvé en position dorsale sur un lit de clinique dans une chambre". Cause du décès avant l'autopsie : pneumonie bilatérale alors que des députés de droite ont réclamé hier que son corps soit exposé pour que personne ne doute de sa mort.   

Que faire du corps d'Abimael Guzmán ? C'est la question qui préoccupe les médias péruviens ce matin. Il faut l'incinérer pour qu'une éventuelle tombe ne devienne pas un futur centre de vénération pour les adeptes du Sentier Lumineux, recommande dans Perou 21, un ancien ministre de l'Intérieur.  

Car, une fois mort, la pensée de celui qui a lancé dans les années 80 la lutte armée contre le pouvoir qui fit en vingt ans plusieurs dizaines de milliers de morts reste vivace. L'ancien professeur de philosophie se faisait appeler Camarade Gonzalo, quand il est entré dans la clandestinité, et c'est la "pensée gonzalo qu'il faut éradiquer de la société" estiment, les militaires interrogés par Pérou 21.     

L'actuel ministre de la Justice penche aussi pour que son corps soit incinéré. Dès hier, il a déclaré que tout acte à la mémoire de l'ancien chef du sentier lumineux est puni par la loi, car elle sera considéré comme apologie du crime.    

Rien n'est tranché encore, mais pour l'heure, la police de Lima est en état d'alerte absolu contre d'éventuels troubles à l'ordre public.   

Cette mort intervient, rappelle OJO Publico, dans un contexte particulier, car deux ministres du gouvernement sont en ce moment interrogés pour leurs liens présumés avec le terrorisme : le Premier ministre, et le ministre du Travail.   

La Colombie, pays le plus dangereux pour les activistes de l'environnement    

La Colombie est le pays le plus dangereux pour les défenseurs de l'environnement. C'est à la une d'El Espectador, le quotidien colombien, qui se fait l'écho d'un rapport publié aujourd'hui par l'ONG Global Witness. 227 leaders écologistes assassinés dans le Monde en 2020, dont 65 en Colombie.   

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C'est la deuxième année de suite, que le pays arrive en tête de ce triste décompte. Le Nicaragua, le Brésil et les Philippines arrivent derrière.  

L'activité qui suscite le plus de persécution écrit la journaliste Elena Calle c'est celle qui consiste à défendre la terre, "41 personnes sont mortes pour cela. La substitution des cultures illégales, suit avec 17 meurtres, l'opposition à l'agrobusiness 3 meurtres, aux activités minières et extractives, 3 meurtres, et un mort pour s'être opposé à la création d'une autoroute ".   

Deux facteurs ont pu contribuer en 2020, à voir le nombre de meurtres de défenseur de la nature augmenter, explique la journaliste.   

  1. le programme lancé par le gouvernement pour inciter les cultivateurs de Coca à passer à des cultures légales... les organisations criminelles et paramilitaires ont ciblé les paysans qui acceptaient ce programme, 17 meurtres donc  

  2. les confinements décidés en 2020, qui ont permis de trouver les défenseurs de l'environnement directement à leur domicile pour leur régler leur compte. En outre, le gouvernement colombien avait réduit les mesures de protection. 

Autre fait notable, bien que les peuples autochtones représentent moins de 5% de la population, plus d'un tiers des attaques mortelles les concernent mais le rapport publié par Global Witness ne saisit pas totalement l'ampleur du problème pour El Espectador, car il ne collecte que les données sur les meurtres, alors que dans de nombreux pays les défenseurs et défenseuses de l'environnement sont confrontés aussi à l'impossibilité de prendre la parole dans les médias, du fait des restrictions à la liberté de la presse.

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