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Manifestation contre l'adoption du Bitcoin le 1er septembre. "Au Salvador tout est cher, le Bitcoin n'est pas la solution" dit cette pancarte.

Le Bitcoin devient la deuxième monnaie du Salvador

6 min
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Le Salvador est premier pays du monde à autoriser le bitcoin comme monnaie légale, à côté du dollar, mais est-ce obligatoire, ou volontaire, s'interroge la presse salvadorienne. Quand l'ex Herald Tribune rend hommage à Jean-Paul Belmondo.

Manifestation contre l'adoption du Bitcoin le 1er septembre. "Au Salvador tout est cher, le Bitcoin n'est pas la solution" dit cette pancarte.
Manifestation contre l'adoption du Bitcoin le 1er septembre. "Au Salvador tout est cher, le Bitcoin n'est pas la solution" dit cette pancarte. Crédits : MARVIN RECINOS - AFP

Alors que le Président du Salvador fait l'éloge en anglais de cette première mondiale en tweetant....  

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... la question qui taraude la presse salvadorienne ce matin, c'est : Obligatorio ou voluntario ? Obligatoire ou Volontaire le Bitcoin ?   

L'article 7 de la loi stipule que les acteurs économiques sont obligés d'accepter les paiements en bitcoin, mais la loi ne prévoit pas de sanctions s'ils ne le font pas. Premier souci, relevé dans El Salvador, qui dresse la liste des contradictions du gouvernement et du Président Nayib Bukele dans l'ordre chronologique. 7 juin : Obligatoire : la loi est  votée, et prévoit donc cette obligation, mais le 17 août, Volontaire, le ministre des Finances, déclare aux médias que l'utilisation de la crypto monnaie sera facultative. 22 juin, le président confirme cet aspect volontaire, dans un tweet... mais les experts avertissent qu'un tweet du président n'est pas au dessus des lois écrit El Salvador.   

29 août, Volontaire encore, lorsque la Présidence de la République diffuse sur son site une vidéo expliquant comment utiliser l'application gouvernementale "Chivo", qui signifie "Cool Super", la vidéo est visible dans ce tweet du Président :   

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A partir du 7 septembre, tu pourras télécharger Chivo, l'application gratuite du gouvernement, pour recevoir des paiements en bitcoin ou en dollar. Si tu veux tu l'utilises, et si tu ne veux pas, il n'y a aucun problème. Si tu installes l'application, tu recevras 30 dollars en bitcoin pour consommer. Si tu ne veux pas l'installer, il ne se passe rien. Extrait de la vidéo officielle de présentation de Chivo.   

Dit comme ça, tout parait clair, mais ça ne l'est pas, car des responsables gouvernementaux ont expliqué lors des réunions de le rentrée avec le secteur privé, que les commerçants seraient obligés d'accepter les paiements en bitcoin... et donc pour cela d'utiliser Chivo selon des informations de Prensa Graphica.     

Alors hier le conseiller juridique du Président Javier Argueta est allé sur les plateaux télés pour clarifier la situation, et il a expliqué que c'était obligatoire, et que les entreprises étaient donc obligés de télécharger l'application car c'était le seul moyen de recevoir des paiements en bitcoin.

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Prensa Graphica relate cette interview dans un article qui souligne les inconvénients du système.    "Si vous êtes dans le secteur informel, et qu'avant vous receviez des espèces, mais qu'on veut vous payer en bitcoin, vous devrez l'accepter, et ensuite vous rendre dans l'un des guichet automatique Chivo pour obtenir les dollars que vous auriez reçu directement, si la loi Bitcoin n'existait pas ".   

Et si vous n'avez de téléphone ? Si on vous le vole ? Les réponses à ces questions restent encore très flous, alors que sur les 6 millions et demi d'habitant.es du Salvador, 80% ne savent pas ce qu'est le bitcoin, ni ce qu'il vaut... En revanche, ils sont 70% à comprendre qu'il est très volatil, et à s'opposer à son adoption.    

30 dollars de cadeau en Bitcoin   

"Si le Bitcoin est aussi bon que le prétend le gouvernement et le président, pourquoi donnent-ils 30 dollars pour le faire accepter" s'interroge un économiste salvadorien interrogé par Prensa Graphica.  Ces 30 dollars de cadeaux pour télécharger l'application, c'est une dépense de plus de 125 millions de dollars pour l'Etat du Salvador qui justifie cette adoption du Bitcoin, comme un moyen d'éviter les frais de transactions, notamment quand de l'argent est envoyé depuis l'étranger en dollars.   

Mais pour l'économiste, Luis Membreno interviewé par Prensa Graphica, c'est un pari énorme de croire qu'il suffira d'appuyer sur un bouton pour que "ces dollars se transforment en bitcoin, et les bitcoins en dollars".    

Le Financial Timespointe aussi la pression que ce système fait peser sur les réserves internationales que possède le Salvador pour assurer cette convertibilité, surtout si le cours du Bitcoin s'effondre... mais la Banque centrale du Salvador n'a pas éclairci ce point auprès du journal économique.  

Autre problème soulevé par un expert en cryptomonnaie, dans une interview réalisées 12 heures avant son arrestation, souligne le quotidien El Salvador, l'infrastructure de télécommunication du pays n'est pas toujours très bonne, les personnes qui ont une bonne connexion seront donc avantagés.. mais surtout, averti Mario Gomez, dire comme le fait le gouvernement que Chivo Wallet ne prend pas de commission est faux... car tous les services intermédiaires ont un coût, or l'utilisateur ne les verra pas, car personne ne sait quel sera le cours de l'échange bitcoin/dollar que choisira le gouvernement.  

Question du journal : Le gouvernement assure que le Chivo Wallet ne facturera pas de commissions, que toutes les transactions qu'ils effectuent seront gratuites, est-il possible de dire qu'il n'y aura pas de commissions dans le système cryptoactif ? 

Mario Gomez : Techniquement non, tout a un coût. Exploiter essentiellement la blockchain, tous ces services intermédiaires, exploiter tous ces services de transaction, tout a un coût. Personne, des opérateurs ou intermédiaires ne va le faire gratuitement, même avec le Bitcoin et d'autres blockchains, chaque transaction occasionne une commission pour qu'il y ait une incitation à vérifier que le système fonctionne. Alors tout a un coût, que ce soit en crypto-monnaie ou un fournisseur de prestations. Ce que le gouvernement fait dans ce cas ou du moins avec le Chivo Wallet, c'est qu'il couvre ces coûts pour que l'utilisateur ne les voie pas. Mario Gomez, expert en cryptomonnaie, cité par El Salvador.    

Utiliser le bitcoin comme une monnaie, le rendre obligatoire est donc, littéralement, une expérience conclu le crypto expert, relâché après quelques heures au poste, mais pour des motifs très obscurs, et officiellement non liés à ses propos éclairants sur cette plongée du Salvador dans les cryptomonnaies.

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Belmondo : "Le moche le plus mignon de tous les temps"  

Le New York Times, qui avant 2013 s'appelait encore New York Herald Tribune rend hommage à Jean Paul Belmondo, comme beaucoup de journaux étrangers. Les titres sont éloquents :

Je pourrais continuer cette liste encore longtemps, avec le Washington Post, le New York Post,El Globo. Mais je vais m'étendre sûr l'article du New York Times ex Herald Tribune, qui titre, "Jean Paul Belmondo, star magnétique de la nouvelle vague décède à 88 ans", et illustre son article par une image d'A bout de souffle, quand Jean Seberg, lui baise la joue sur les Champs-Elysées.  

Comme Humphrey Bogart, Belmondo a présenté à l'écran des traits escarpés et parfois une colère bouillonnante. Comme James Dean, il est devenu l'une des figures de la culture pop les plus imitées de son époque. Et comme Marlon Brando, il dédaignait souvent la prétention et l'importance des cinéastes. Article du New York Times.  

Bien évidemment, l'article revient sur Breathless, A bout de souffle, rappelle comment Belmondo avait alors pu être dépeint dans la presse comme un "jeune homme hypnotiquement laid...", comment une blessure lors du tournage Hold Up en 1985 l'obligea à laisser les cascades aux cascadeurs... à 52 ans. L'article explique encore comment on prononce Bebél, Bay- B A Y Bell, écrit le journaliste Rick Lyman..., et comment il n'a pas fait de pas vers Hollywood déclarant : "Je suis trop stupide pour apprendre la langue, ce ne serait qu'un désastre".   

41 films en moyenne par an dans les années 60, 16 dans les années 70, 9 ensuite dans les années 80, compte l'article qui finit par une anecdote.  

"Quand un interviewer lui demande, tard dans sa vie, quand il était un peu plus épais et un peu plus gris, d'expliquer sa popularité durable auprès des femmes. Jean Paul Belmondo a répondu avec son haussement d'épaule habituel.   “Hell, everyone knows that an ugly guy with a good line gets the chicks,”  Ce qu'on peut traduire en résumé par "un mec moche avec une bonne ligne sait attraper les  gonzesses...", ce qui rime avec Breathless !

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