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Paris décroche officiellement l'organisation des JO 2024.

JO 2024: Paris désigné / "Etat d’urgence permanent"

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Paris décroche officiellement l'organisation des JO 2024.
Paris décroche officiellement l'organisation des JO 2024. Crédits : Aaron Heredia / ANADOLU AGENCY - AFP

L’éditorialiste du journal l’Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin célèbre avec parcimonie la désignation de Paris pour accueillir les JO de 2024. "Ne boudons pas notre plaisir, mais soyons lucides", demande-t-il. Il pointe l’une des clés de la réussite, la question des coûts et de la facture globale, et rajoute que cela peut être une chance, par exemple, pour la Seine Saint-Denis, épicentre des jeux, puisque le Stade de France se trouve là-bas, ainsi qu’un village olympique. Selon Ducoin, les habitant qualifient déjà cet évènement d’accélérateur de développement. "Faites vos Jeux", s’exclame-t-il : "l’accueil des JO sera peut-être l’occasion d’ouvrir le grand chantier de la place du sport dans notre société."

Le Parisien, visiblement très enthousiaste, évoque un projet de société, et affirme que cela ne peut pas être, ne doit pas être un simple événement sportif. "Soyons fiers que Paris ait été choisie", clame Nicolas de Charbonneau dans son éditorial, "Sachons saisir cet honneur", "Sachons saluer le travail et l’énergie de tous ceux qui ont contribué à cette victoire". Et il nous invite à fédérer, encourager l’audace, vivre sept ans de bonheur pour que tout soit prêt en 2024.

Le Monde nous rappelle dans son éditorial titré "Etat d’urgence permanent" le discours du Président la République, le 3 juillet dernier, dans lequel il affirmait devant le parlement réuni en Congrès : "Je rétablirai les libertés des Français à l’automne, parce que les libertés sont la condition d’existence d’une démocratie forte". L’état d’urgence a donc été prolongé une dernière fois jusqu’au 1er novembre pour permettre au gouvernement d’en organiser la sortie. Tel est l’objet du projet de loi préparé en juin, adopté par le Sénat en juillet et qui arrive en discussion devant l’Assemblée Nationale. Le Monde souligne que si le Conseil d’Etat a validé ce projet, de nombreux juristes ont mis en garde contre la banalisation d’un état d’exception et le renforcement d’une société de suspicion. Le quotidien rajoute que l’impératif de la sécurité ne peut conduire à la remise en cause des libertés individuelles, l’ADN d’une démocratie. Affaire à suivre…

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