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« Ce soir, je t’aime autant, mais sans doute avec plus d’intelligence », Albert Camus à Maria Casarès, le 10 février 1950

2 min
À retrouver dans l'émission

Le Figaro littéraire de ce matin publie quelques extraits des lettres échangées entre la comédienne, Maria Casarès et l’écrivain Albert Camus: le témoignage vibrant d’un amour passionné.

Le Figaro littéraire de ce matin publie quelques extraits des lettres échangées entre la comédienne, Maria Casarès et l’écrivain Albert Camus: le témoignage vibrant d’un amour passionné. C’est Catherine Camus, la fille du Prix Nobel de Littérature, qui a permis la publication, chez Gallimard, de 865 lettres que se sont échangées les deux amants :

"Cette correspondance, ininterrompue pendant douze ans, montre bien le caractère d'évidence irrésistible de leur amour", écrit Catherine Camus dans l'avant-propos qui ouvre ce livre de plus de 1300 pages.  Ainsi, on peut lire :

"J’ai t’ai écrit deux fois aujourd’hui et je ne peux pas m’empêcher de t’écrire encore, mais cette fois ce sera dans le calme revenu et pour t’envoyer une pensé du soir plus douce. Je voudrais bien que tu ne trouves rien qui te peine, ni qui te choque…C’était le cri de l’amour bouleversé et je suppose qu’il ne devait pas être harmonieux. Ce soir, je t’aime autant, mais sans doute avec plus d’intelligence" , Albert Camus à Maria Casarès, le 10 février 1950. 

Le Figaro rappelle que Maria Casarès et Albert Camus se sont aimés à Paris le 6 juin 1944, jour du débarquement allié. Elle a vingt et un ans, il en a trente. 

L’écrivain est alors séparé de sa femme Francine, restée à Oran. En octobre 1944, lorsque Francine peut enfin le rejoindre, Maria et Albert se séparent.

Catherine Camus raconte que le 6 juin 1948, ils se croisent boulevard Saint-Germain, se retrouvent et ne se quittent plus. 

Le lendemain de la remise du Nobel en 1957, Camus reçoit le télégramme : "Quelle fête jeune triomphateur, quelle fête, Maria". 

Il lui répond : "jamais tu ne m’as tant manqué, ton Alonso".

Mohammed Aissaoui, qui signe ce papier dans le Figaro, estime qu’"il est difficile d’extraire des lettres qui diraient l’amour fou entre les deux êtres – chaque page en témoigne, chaque page révèle une estime et une admiration réciproque, il y en a plus de 1300, c’est tout simplement incroyable". 

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