LE DIRECT

La Silicon Valley en pleine crise métaphysique

2 min
À retrouver dans l'émission

Un reportage du New York Times, traduit et publié dans le dernier numéro de Courrier International, nous parle d’un ancien lieu de villégiature hippie en Californie, devenu résidence secondaire pour cadres et ingénieurs de la Silicon Valley en pleine crise existentielle.

Alors que d’anciens représentants de la high-tech ont récemment dénoncé les effets négatifs des GAFA sur la société -Sean Parker, ancien cadre de Facebook qui déplore avoir créé un outil qui déchire le tissu social, ou encore Justin Rosenstein, inventeur du bouton «like» de Facebook qui regrette désormais les conséquences de cette «clochette de pseudo-plaisir» - les cadres de la Silicon Valley se questionnent sur les effets de leurs actions sur l’humanité. 

« Il y a un début de prise de conscience dans la Silicon Valley. Les gens se rendent compte que leur réussite ne rend pas forcément le monde meilleur. Les entrepreneurs souffrent intérieurement, ils dorment mal la nuit » déclare Ben Tauber au New York Times. 

Pour répondre à cette angoisse, cet ancien chef de produit chez Google, a converti l’Institut Esalen, ancien lieu de la contre-culture des sixties où l’on pratiquait yoga, méditation et naturisme, en un centre de retraite 2.0 pour cadres en recherche de paix intérieure. 

Face à ce mal-être, pas de remise en question du modèle des GAFA, mais des séminaires sur la dépression et les nouvelles technologies, des marches de pleine conscience agrémentées d’eau de coco et de kombucha. Ces séjours peuvent coûter jusqu’à 2890 dollars pour un week-end, peut-on lire dans le Courrier international.  

Paradoxalement, ces ateliers sont animés par des personnalités de la Silicon Valley. Comme Gopi Kallayil, grand gourou du marketing de marque chez Google qui , montre connectée au poignet, anime un cours pour se « Connecter à son net Intérieur ». Les participants peuvent également renouer avec l’empathie à travers un atelier compassion et auto-compassion. « A force de devoir jouer les tueurs, on finit soi-même par mourir à petit feu » conclut Ben Tauber, le directeur de cet institut. 

L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......