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 Le chanteur de rock français Johnny Hallyday se produit sur la scène du Palais des Sports à Paris (Photo prise le 29 avril 1969).

"Sa mort est un événement parce que son existence fut énorme"

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Ce matin, la presse française, il fallait s’y attendre, converge vers le même point, la disparition d’un mythe français, Johnny Hallyday…

 Le chanteur de rock français Johnny Hallyday se produit sur la scène du Palais des Sports à Paris (Photo prise le 29 avril 1969).
Le chanteur de rock français Johnny Hallyday se produit sur la scène du Palais des Sports à Paris (Photo prise le 29 avril 1969). Crédits : DERRICK CEYRAC / AFP - AFP

Sur la couverture du Libération de ce jeudi - qui a consacré 18 pages spéciales au chanteur - on voit sa photo, il est torse nu sur scène, signée Raymond Depardon, une photographie prise à Versailles en 1967. 

De lui, Depardon dira : "Johnny ne jugeait pas les gens. Les photographes à l'époque n'étaient pas bien habillés et moi, je ressemblais à un fils de paysan avec mes chemises en nylon et une cravate pas fraîche. Par ses silences et sa générosité naturelle, il laissait faire, était coopératif et ne disait jamais non". 

Dans son éditorial du jour, Laurent Joffrin, estime que les caméléons sont éternels : Johnny Hallyday, dit-il, idole des ex-jeunes, a maîtrisé tous les styles, chevauché toutes les modes, enfilé tous les costumes.

Dans l’Humanité, un très joli texte de l’écrivaine Elsa Triolet, rédigé pour les lettres françaises, en 1964, à l’issue d’un concert de Johnny Hallyday à l’Olympia. 

"Ah, le malheur d’être trop bien servi par les dieux…De quoi lui en veut-on à ce splendide garçon : la santé, la gaieté, la jeunesse même ? De sa splendeur ? De la qualité de ses dons et de son métier acquis, de sa sottise de jeune poulain ? Des foules qui le suivent irrésistiblement ?"

Le Figaro quant à lui, retrace le parcours de l’artiste : "De Jean-Philippe Smet à Johnny Hallyday". 

Le journal rappelle que, abandonné par ses parents, le jeune Jean-Philippe fut élevé par sa tante, une ancienne actrice du muet. 

L’écrivain Yann Moix, toujours dans Le Figaro, considère, qu’il y a des hommes qui meurent moins que d’autres : c’est parce qu’ils ont plus vécu. Johnny Hallyday fut de ceux-là, affirme l’écrivain.

Sa mort est un événement parce que son existence fut énorme".

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