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 Le sculpteur français Cesar Baldaccini (1921-1998) dans son atelier en 1997.

Rétrospective du sculpteur César

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Le Figaro s’intéresse à la rétrospective du Centre Pompidou qui propose de redécouvrir César, sculpteur populaire et ferrailleur de génie.

 Le sculpteur français Cesar Baldaccini (1921-1998) dans son atelier en 1997.
Le sculpteur français Cesar Baldaccini (1921-1998) dans son atelier en 1997. Crédits : ULF ANDERSEN / Aurimages - AFP

Vingt ans après sa disparition, l’artiste marseillais, né dans le quartier populaire de la Belle-de-mai, de parents toscans, immigrés, bistrotiers, est toujours d’actualité avec ses œuvres critiques de la société et de notre surconsommation.

"Quelle postérité pour César ?", s’interroge Le Figaro qui estime que pendant longtemps, le personnage semble avoir tout éclipsé.

Selon Valérie Duponchelle qui signe ce papier, son intense succès public et mondain, des pages vedettes de Paris Match aux réceptions chics chez Marie-Laure des Noailles, a oblitéré les lauriers de César, l’artiste. 

La dernière compagne de César, Stéphanie Busuttil, affirme qu’il n’est pas le rustique, voire l’inculte que l’on voudrait cantonner en ouvrier à sa fonderie ou à son milieu d’origine. 

"Pourquoi, le traiter d’artiste prolétaire ?" , se demande-t-elle, "César a quand même passé près de quinze ans aux  Beaux-Arts, se passionnait pour le théâtre et l’opéra, tout en gardant sa franchise singulière d’homme libre".  

Le Journal du Dimanche évoque l’amitié du sculpteur et de l’architecte Jean Nouvel, l’un de ses proches qui a visité l’exposition et qui la commente.

"Il aurait aimé être là pour voir ça, c’est sûr", estime l’architecte, dont la dernière création, le spectaculaire musée du Louvre à Abu Dhabi, vient d’ouvrir.

"C’est quand même scandaleux, dit-il, qu’il n’y ait pas eu une seule rétrospective de son vivant. S’il avait été américain, il serait trois fois plus connu". 

Le Figaro considère que Beaubourg salue l’artiste qui fait le lien entre art moderne et art contemporain.

De l’espace, aucune cloison. Et un jardin de sculptures qui se découpent sur une vue panoramique sur Paris.

Le visiteur peut suivre un parcours chronologique, de "l’Esturgeon", une sculpture de 1954, jusqu’à son ultime série, "suites milanaises" de 1998. 

On peut aussi, remarque le JDD se balader en toute liberté, sans remonter le temps, et  tourner autour d’un archipel de ses fameuses "expansions".

César, la rétrospective à partir du mercredi 13 décembre, jusqu’au 26 mars.

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