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Crane de l'Homme de la Chapelle aux Saint, (Homo sapiens), retrouvé en Corrèze en 1908.

"Homo sapiens, homme de réseaux sociaux"

2 min
À retrouver dans l'émission

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Crane de l'Homme de la Chapelle aux Saint, (Homo sapiens), retrouvé en Corrèze en 1908.
Crane de l'Homme de la Chapelle aux Saint, (Homo sapiens), retrouvé en Corrèze en 1908. Crédits : Leemage - AFP

Le site d’information Mediapart a publié un article passionnant sur deux études qui viennent de paraître dans la revue Science et qui suggèrent que, si les humains modernes ont évincé les Néandertaliens il y a environ 40 000 ans, c'est grâce à l'efficacité de leurs réseaux sociaux. 

"Homo sapiens, homme de réseaux sociaux", titre le site d’information et pour cause : 

Ces études montrent que les premiers groupes d’humains modernes étaient plus divers, moins consanguins et mieux connectés entre eux que les groupes de Néandertaliens. 

En somme, nous explique Mediapart, notre espèce l’aurait emporté parce qu’elle disposait – déjà ! – de meilleurs réseaux sociaux. 

En 2013, le groupe de Kay Prüfer, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, a publié un premier génome de haute qualité, à partir de l’ADN extrait d’un reste d’orteil ayant appartenu à une femme néandertalienne qui a été ensevelie dans les monts de l’Altaï en Sibérie. 

Elle montrait des signes de forte consanguinité : ses parents étaient demi-frères  (ils avaient le même père ou la même mère). 

De plus, le niveau de diversité génétique dans son génome était beaucoup plus bas que celui des humains modernes, suggérant une longue histoire de groupes de taille réduite. 

Et justement, du fait de leur longue histoire de petits groupes, les Néandertaliens souffraient de nombreuses mutations défavorables qui les exposaient à des pathologies génétiques. La deuxième étude, également publiée Dans Science, porte sur les génomes de quatre humains modernes appartenant à un groupe de chasseurs-cueilleurs qui a vécu il y a environ 34 000 ans.    

On apprend, grâce aux travaux de Martin Sikora, de l’université de Copenhague que les chasseurs-cueilleurs Homo sapiens avaient déjà mis au point, il y a des dizaines de milliers d’années, la structure sociale que l’on retrouve chez leurs descendants actuels. 

Leur analyse génétique montre que ces individus appartenaient à un groupe de plusieurs centaines de personnes et surtout pas de parenté au premier ni au deuxième degré.

Conclusion probable : Le contraste entre les groupes de population néandertaliens, limités et isolés, et les groupes d’humains modernes, plus nombreux et plus connectés, pourrait expliquer la suprématie des seconds sur les premiers.

En somme, précise Mediapart, ce n’est ni grâce à leur gros cerveau ni grâce à leurs pointes de flèches, mais grâce à leurs meilleurs réseaux sociaux que les hommes modernes ont conquis la planète. 

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